Une intime conviction : de quelle affaire de disparition s’inspire ce film ?
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Le film Une intime conviction, réalisé par Antoine Raimbault, sera diffusé sur France 3 ce lundi 28 novembre. Celui-ci s’inspire d’une histoire vraie. Mais de quoi s’agit-il ? Télé Star vous en dit plus. 

Il y a des faits divers qui marquent les Français. Depuis plusieurs années, les téléspectateurs peuvent redécouvrir certaines affaires à la télévision. A commencer pour Un homme ordinaire, qui retraçait le meurtre de la famille de Xavier Dupoint de Ligonnès ou plus réemment Le Mystère Daval, qui évqouait le meurtre de la jeune Alexia Daval. Ces affaires font beaucoup parler dans l’actualité mais elles ne sont pas les seules. Ce lundi 28 novembre, France 3 propose le film intitulé Une intime conviction et réalisé par Antoine Raimbault. Il est inspiré de l’affaire Suzanne Viguier, dont les faits remontent au 27 février 2000. Il s’agit de la disparition de Suzanne Banch, épouse de Jacques Viguier, une femme de 38 ans. Alors qu’il part faire un jogging dans les alentours de son domicile à Toulouse, Jacques Viguier a assuré que Suzanne dormait dans une chambre sur un canapé clic-clac à son retour. A son retour, son épouse aurait disparu. Pour les proches de Suzanne Banch, elle n’est pas le genre de personne à disparaître du jour au lendemain, sans laisser de trace. Joignable constamment, elle était également en contact régulier avec ses sœurs et adorait ses enfants. La veille de sa disparition, la jeune femme avait passé la soirée avec Olivier Durandet, son ami et amant. Tous deux devaient se retrouver le lendemain et, inquiet de ne pas avoir de ses nouvelles, il avait contacté Jacques Viguier, qui lui avait assuré que tout allait bien. Ce n’est que le 1er mars que l’époux de Suzanne a signalé sa disparition avant de rapidement devenir le principal suspect. Placé en garde à vue quelques jours plus tard, il va passer 9 mois en prison et sera remis en liberté le 15 février 2001. Son procès s’ouvre quelques années plus tard, le 2 mars 2010 et le verdict est simple : acquittement.

Cette histoire a beaucoup inspiré Antoine Raimbault. Dans cette affaire, il y a d’abord Clémence, Nicolas et Guillaume, les trois enfants du couple, qui ont soutenu leur père. De son côté, Hélène Blanch, la sœur cadette de Suzanne Viguier et Carole, sa demi-sœur, sont persuadées de la culpabilité de Jacques Viguier. Le personnage principal de ce film se bat pour démontrer l’innocence du principal suspect et celui-ci est fictif. Toutefois, le reste colle au plus près du dossier judiciaire. "Je pense qu’il ne peut pas y avoir de cinéma sans fiction", avait d’abord expliqué le réalisateur dans les colonnes de La Croix. "J’ai inventé ce personnage notamment pour faire passer, à travers lui, toute la passion, et même la folie, qui peuvent s’emparer de l’opinion face à un fait divers non résolu", avait-il poursuivi avant d’ajouter : "Il me semblait absolument nécessaire de pouvoir dire : tout ce qui est raconté de l’affaire est vrai sur le plan judiciaire. Au mot près, pour tout ce qui concerne les propos tenus à l’audience". Pour réaliser ce projet, Antoine Raimbault a fait un "gros travail de documentation en demandant aux journalistes, présents aux procès, de me confier leurs notes", s’est-il souvenu avant de poursuivre : "Je me suis aussi fondé sur les 250 heures d’écoutes contenues dans le dossier, en me fixant toutefois une règle : ne faire état dans le film que des extraits d’écoutes ayant déjà été dévoilés publiquement, lors des procès ou dans la presse". Un gros travail qui lui a permis de raconter cette affaire dans les moindres détails.

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