Stéphane Diagana : “Le sport me rend plus optimiste, plus énergique et moins irritable”
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L’ancien champion du monde du 400 mètres haies, consultant de France Télévisions, intervient en tant qu’expert dans ce Prenez soin de vous centré sur les maladies cardiovasculaires, diffusé mardi 3 mai à 21 h 00 sur France 5.

Télé Star : Après votre retraite de coureur, qu’est-ce qui vous a conduit, à travers votre programme Les As du cœur, à vous investir dans le sport-santé ?

Stéphane Diagana : Si j’ai fait de l’athlétisme, c’est parce qu’il était pour moi vecteur de bien-être et d’équilibre, psychiquement mais aussi socialement. Cela m’a permis, entre autres, de nouer des amitiés très riches que j’ai toujours aujourd’hui. J’ai par ailleurs été très sollicité pour faire la promotion de l’activité physique, notamment par des associations de patients.

Quels sont justement les bienfaits du sport ?

J’ai une formation scientifique en biologie appliquée et je sais que le muscle, en plus de provoquer le mouvement, produit toute une série de molécules bénéfiques pour l’organisme, pour le cœur, le foie, les tissus adipeux… mais aussi le cerveau. Personnellement, ça me rend plus optimiste, plus énergique et moins irritable.

Qu’est-ce qui est le plus complexe quand on accompagne des personnes atteintes de troubles cardiaques ?

Le levier majeur sur lequel il faut agir, c’est la sédentarité. Même si la volonté de changer est forte chez certaines de ces personnes, elles sont désemparées. Il faut donc les cerner et les comprendre car il y a derrière cela un enjeu de santé publique qui est de reculer l’âge de l’entrée en dépendance. Mais je suis étonné de la myopie de l’ensemble des candidats à la présidentielle sur le sujet alors qu’on prend en France dans ce domaine une trajectoire qui n’est pas tenable.

Vous serez sur France Télévisions pour les Mondiaux d’athlétisme en juillet. Qu’en attendez-vous ?

J’espère qu’on va continuer sur la lancée des Championnats du monde en salle. Sur une délégation très resserrée de dix membres, on a eu sept finalistes et un titre avec Cyréna Samba-Mayela. On a besoin de bonnes nouvelles à l’approche des JO de Paris en 2024 !

Votre parcours et celui de votre épouse, ex-pentathlonienne, ont-ils fait naître des vocations chez vos enfants ?

Les trois sont passés par l’athlé mais seule ma fille a continué. Mes fils étaient plus tentés par l’idée du haut niveau ; elle, elle a vraiment envie de courir ! Or, c’est la passion qui doit être le principal moteur de la pratique sportive.

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