Simon Coleman : le téléfilm de France 2 va-t-il devenir une série ?
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Jean-Michel Tinivelli a fait ses adieux à Alice Nevers mais endosse le rôle d’un autre flic, fun et imprévisible, Simon Coleman, à voir sur France 2, mercredi 15 juin à 21 h 10. Le début d’une nouvelle série ?

Comment définiriez-vous Simon Coleman, ce nouveau héros que vous incarnez ?

JEAN-MICHEL TINIVELLI : Il y a une expression qui lui va bien, c’est «feel good» ! Il est fun, sympathique et son arme principale, c’est l’humour. Il a un côté sale gosse qui va s’improviser chef de famille. J’aime bien les personnages qui sont un peu décollés du sol, il est dans ce créneau-là.

Qu’est-ce qui le différencie de Fred Marquand que vous avez joué pendant quatorze ans ?

Le commandant Marquand était beaucoup plus terre à terre, une espèce de valeur sympathique. Coleman n’aborde pas les gens de la même façon. Il a un bon esprit mais il est déroutant. Et puis, c’est lui qui est en première ligne. Il est différent aussi parce qu’il n’est pas en couple mais va devenir papa malgré lui. Et leur point commun, c’est le manteau !

En effet, c’est le même que dans Alice Nevers. C’est pour conjurer le mauvais sort ?

Je l’ai ramené avec moi, je me suis permis cette coquetterie. Il m’a porté chance alors j’avais envie de faire un clin d’œil au personnage. C’est un petit porte-bonheur.

Où puisez-vous l’inspiration pour devenir ce «tonton poule» ?

Je suis célibataire, comme lui, je n’y connais strictement rien aux enfants. Je me suis appuyé sur ce que je vois autour de moi. Il fallait surtout être généreux et être à l’écoute, parce que c’est particulier de jouer avec des enfants. En plus, il y en a trois !

Comment vous y êtes-vous pris ?

Il faut les acheter, leur apporter beaucoup de bonbons ! Plus sérieusement, il y a des humeurs qu’on doit prendre en compte, être à l’écoute et ne pas craindre de rebondir. Le secret, c’est d’avoir bien travaillé son texte pour ensuite s’offrir le luxe d’improviser.

Cette fiction est un habile mélange de policier et de comédie familiale où les répliques fusent…

J’adore ça ! Il faut être rapide et marrant. J’avais besoin, comme beaucoup de gens après la période qu’on a vécue, de m’évader dans quelque chose de léger. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’enjeu !

Comment avez-vous travaillé votre duo antagoniste avec Raphaëlle Agogué ?

Ce n’est pas du travail, c’est une rencontre. Comme avec Marine (Delterme, ndlr), il fallait que ça matche et ça a fonctionné. Mais là, la capitaine Castillon me cherche un peu des noises ! On s’est bien amusés.

De nouveau partant pour un héros récurrent ?

Bien sûr ! J’affectionne les séries, je suis un enfant de la télé. On a ébauché un personnage, si ça marche, on pourra en faire une série et l’étoffer.

Vous verra-t-on dans d’autres fictions ?

J’ai participé à un téléfilm pour TF1 sur l’illettrisme avec Kendji Girac que nous avons tourné à Marseille. Ce gars, il est super sympa !

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