Plusieurs salariés de la rédaction des sports de Canal+ sur la sellette
TV 

+Libres, syndicat majoritaire de Canal+, a « appris la convocation de plusieurs salariés de la rédaction des sports à un entretien préalable à leur éventuel licenciement », a indiqué l’organisation dans un communiqué diffusé sur
Twitter.

Pour le syndicat, ces convocations sont liées à « la signature par les salariés concernés, du communiqué de soutien à Sébastien Thoen », l’humoriste licencié fin novembre, après un sketch parodiant l’émission L’heure des pros de CNews, la chaîne info du groupe dont la maison mère Vivendi est contrôlée par le milliardaire Vincent Bolloré.

Un lien avec « “les fuites” d’extraits non diffusés du documentaire »

« Nous imaginons qu’elles ont également un lien avec “les fuites” d’extraits non diffusés du documentaire Je ne suis pas une salope, je suis journaliste, dans la mesure où certains salariés font partie du service des documentaires de la rédaction des sports », poursuit le communiqué.

Canal+ avait été accusé le 22 mars d’avoir censuré ce documentaire sur le sexisme dans le journalisme de sports pour protéger son chroniqueur Pierre Ménès, les passages le mettant en cause dans deux affaires d’agressions sexuelles présumées ayant été coupés de la version finale, selon le site Les Jours. Les séquences supprimées avaient été dévoilées le 24 mars par nos confrères des Jours et avaient suscité un tollé à l’encontre du chroniqueur sportif

Pierre Ménès ne participera plus au
Canal football club « jusqu’à nouvel ordre », avait réagi la chaîne cryptée, assurant avoir ouvert une enquête interne sur son journaliste une dizaine de jours après la diffusion du documentaire Marie Portolano.

« + Libres est extrêmement choqué et fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher la mise en œuvre de nouvelles sanctions injustifiées », a annoncé le syndicat, appelant « la Direction à rétablir la confiance et la sérénité au sein des services et en particulier à la rédaction des Sports et à cesser toutes tentatives d’intimidations des salariés et de leurs représentants ».

Source: Lire L’Article Complet