« On peut être dentiste et gourmande », confie Marion du Meilleur pâtissier
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  • Marion, qui a grandi et fait ses études dans le Languedoc avant d’aller travailler en Suisse, a gagné la semaine dernière son ticket pour la tente du « Meilleur pâtissier ».
  • Cette trentenaire a commencé la pâtisserie il y a trois ans et demi, lorsque ses jumeaux sont nés, ne trouvant pas ce qu’elle recherchait à Zurich.
  • Marion, dentiste, adore le sucre, mais elle l’a diminué, dans ses recettes.

La semaine dernière, Marion a gagné son ticket pour la tente du Meilleur pâtissier grâce à une tarte à la noisette, coiffée d’une bavaroise au praliné. « C’est précis, c’est élégant, il y a un joli pochage », l’a félicitée Mercotte, en découvrant son
gâteau. « Ça me plaît ! », a renchéri
Cyril Lignac, après l’avoir goûté.

Si cette dentiste suisse, qui a grandi à Narbonne (Aude) et fait ses études à Montpellier (Hérault), fut de celles qui ont le plus conquis le jury de l’émission jeudi, elle n’a commencé à mettre les mains à la pâte qu’il y a trois ans et demi. « Lorsque mes jumeaux sont nés, sourit la trentenaire. Ils sont nés prématurés, et on n’a pas pu bouger, pour Noël. La famille nous a rendu visite. Je me suis mis en tête de faire un entremets. Je m’y suis mise, et je n’ai jamais arrêté. » D’autant qu’à Zurich, poursuit cette « grande gourmande », « je ne trouvais pas vraiment ce que je recherchais, en pâtisserie ».

« Souvent, lorsque l’on retire un tiers du sucre, cela ne pose aucun problème »

Son truc, c’est la créativité. Pas question, pour cette folle de choux (notamment du Saint-Honoré, son péché mignon), de suivre une recette de pâtisserie à la lettre. « Ce que j’aime, c’est ouvrir mon réfrigérateur, et me dire « Ah tiens, j’ai des mangues… Ah, tiens, si je rajoutais de la vanille ? », confie-t-elle. Et je crée ma propre recette. »

Et oui, assure Marion, « on peut être dentiste et gourmande à la fois », sans être docteur Jekyll et M. Hyde. « Alors, moi, j’adore le sucre, poursuit-elle. Et dans le cabinet, à Noël, je ne vous raconte pas… Ça regorge de sucreries ! Mais le problème, pour la santé bucco-dentaire, ce n’est pas tant le sucre, mais quand est-ce qu’on le mange, et comment. » Dans ses gâteaux, la pâtissière suisse a toutefois « énormément diminué le sucre ». « Souvent, lorsque l’on retire un tiers du sucre, cela ne pose aucun problème, explique Marion. Quand on voit le gâteau arriver sur la table, on se dit « Ouh la la ! ». Et finalement, ça reste léger, peu sucré. » Pas de quoi fâcher le dentiste.

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