Miss France : pourquoi le concours est-il sous le coup d’une plainte ?
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L’association Osez le féminisme a souhaité porter plainte contre le concours Miss France. Dans les colonnes du Monde ce lundi 18 octobre, la présidente a expliqué son choix.

Elles sont indignées. Cela fait maintenant plusieurs années que de nombreuses jeunes femmes tentent leur chance lors du concours Miss France. Toutefois, celui-ci fait très souvent l’objet de polémiques et maintenant d’une plainte. L’association Osez le féminisme a intenté un procès aux sociétés organisatrices du concours pour non-respect du Code du travail et discrimination. Dans les colonnes du Monde ce lundi 18 octobre, Alyssa Ahrabare, la présidente de l’association, a expliqué son choix. "Nous avons beau protester chaque année contre ce concours qui véhicule des valeurs sexistes, rien ne change jamais", s’est-elle d’abord agacée. Par la suite, elle a ajouté : "Cet effort de sensibilisation ne suffisant plus, nous avons décidé d’utiliser le droit pour faire avancer la cause des femmes". Ainsi, c’est en compagnie de trois amies qu’elle a souhaité se lancer dans un long combat pour se faire entendre.

Des revendications importantes. Selon l’association Osez le féminisme, le concours Miss France revient à "de la discrimiatnion à l’embauche" explique Alyssa Ahrabare. "La participation au célèbre concours de beauté reviendrait à livrer une prestation de travail. Le règlement imposé par Miss France comporte des clauses discriminantes", précise-t-elle ensuite. Violaine de Filippis-Abate, avocate de l’association, indique que si les prud’hommes reconnaissent que "les prestations des candidats ne relèvent pas du bénévolat, mais valent de contrat de travail, les prérequis pour y participer deviendraient illégaux", estime-t-elle. La principale motivation d’Osez le féminisme a été les critères exigés par les organisateurs pour participer au concours. "Endemol utilise des femmes pour fabriquer un programme audiovisuel extrêmement lucratif tout en bafouant le droit du travail", peut-on lire dans un communiqué.

Miss France : pourquoi les trois jeunes femmes ont-elles souhaité porter plainte ?

Les critères pour participer au concours Miss France sont très précis. Les candidates doivent en effet surveiller leur poids, ne pas changer de coupe, n’arborer ni tatouage ni piercing, mesurer au moins 1,70 m et être célibataire et sans enfants. Ainsi, les trois jeunes femmes ont souhaité se faire entendre car, ne répondant pas aux critères exigés, elles ont dû renoncer au concours. Ce qu’elles souhaitent ? Un euro symbolique de dommages et intérêts, affirme FranceInfo. Toutefois, en cas de retard, une astreinte de 5 000 euros par jour sera réclamée. Une nouvelle polémique pour le concours qui, pour rappel, élira la Miss France 2022 le 11 décembre prochain.

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