Miss Dominique ne se sentait pas « légitime de refaire un télécrochet »
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  • M6 proposait ce mercredi le sixième épisode de La France a un incroyable talent et le dernier volet des auditions.
  • À la fin de l’émission, le public (et Marianne James) a eu la surprise de retrouver Miss Dominique, qui avait été jusqu’à la finale de Nouvelle Star en 2006 face à Christophe Willem.
  • « Je n’avais pas imaginé que Marianne James me reconnaîtrait tout de suite, qu’elle m’interpellerait en rentrant, témoigne la candidate auprès de 20 Minutes​. Je pensais qu’elle me reconnaîtrait après ou au cours de la chanson mais pas dès le départ. »

« C’est toi ? », s’étonne Marianne James lorsqu’elle s’élance sur la scène de La France a un incroyable talent. Oui, c’est bien elle. Seize ans après sa participation à Nouvelle Star, Miss Dominique fait son retour sur la chaîne qui l’a vu naître. Ce mercredi, la chanteuse s’est confrontée à l’avis d’un jury comme elle l’avait fait en 2006. Comme un clin d’œil au passé, la candidate a repris un titre de
Whitney Houston pour son audition. Elle décrit pour 20 Minutes l’émotion qu’elle a ressentie au moment de ses retrouvailles avec Marianne James et le public.

Vous auriez pu faire votre retour sur une émission comme « The Voice ». Pourquoi avoir choisi « La France a un incroyable talent » ?

C’est vrai que j’aurais peut-être – peut-être on ne sait pas – eu ma place dans The Voice. Mais en même temps, vu que c’est toutes catégories confondues dans Incroyable Talent, quand tu viens dans ta catégorie, tu es plus mis en évidence que dans The Voice. Et puis ça reste M6 et j’ai quand même été révélée sur la Six. Je me sentais sur un terrain plus connu. Et quand j’ai su qu’il y avait Marianne James, je me suis sentie plus en confiance.

Est-ce vous qui êtes allée vers la production ou est-ce qu’on est venu vous chercher pour participer à l’émission ?

J’avoue qu’on est venu me chercher (rires). Je ne me sentais pas légitime de refaire un télécrochet. Il y avait 25.000 candidats à la Nouvelle Star donc quand on est finaliste sur 25.000, tu te dis qu’on t’a donné ta chance et que c’est à toi de te débrouiller. Je ne me sentais pas légitime de revenir moi-même prendre la place de quelqu’un d’autre qui n’a jamais été découvert. Il y a d’autres gens beaucoup plus talentueux, beaucoup plus jeunes qui n’ont rien fait.

Avez-vous longtemps hésité avant de faire votre retour ?

Je n’ai pas hésité longtemps parce que c’est la Six et que je leur fais confiance. Je leur avais déjà fait confiance une fois, ça s’était bien passé et je ne voyais pas l’intérêt d’appeler quelqu’un si on ne veut pas que ça se passe bien. Ma seule hésitation, c’était par rapport à ma grossesse. Mais le train de la chance ne passe qu’une fois.

L’émotion était palpable, vous étiez en larmes, tout comme Marianne James. Est-ce que vous vous y attendiez ?

Pas du tout ! Mais alors pas du tout ! C’est vrai que ça fait quinze ans que je n’ai pas fait un casting télévisuel et dans mes souvenirs, on était censé parler qu’après. Dans ma tête, j’arrivais, je chantais ma chanson et toute l’émotion de la discussion, c’était après. Quand on me dit que je dois parler à Marianne James avant, je me dis que ça va partir dans tous les sens et que je ne pourrais plus chanter. Je n’avais pas du tout imaginé que tout se passerait avant. Je n’avais pas imaginé non plus qu’elle me reconnaîtrait tout de suite, qu’elle m’interpellerait en rentrant. Je pensais qu’elle me reconnaîtrait après ou au cours de la chanson mais pas dès le départ.

Vous dites à Karine Le Marchand que vous êtes partie aux Etats-Unis. Qu’y avez-vous fait ?

Je venais de finir mes études parce qu’entre-temps, je suis retournée au conservatoire d’un côté et je suis allée à l’université de l’autre, dans les deux cas pour obtenir des diplômes de musique. J’entendais souvent la blague « une telle a une belle voix mais elle mais elle a bac -10 ». Ça me choquait tout le temps ! (rires) Mes parents ne sont pas diplômés donc ça faisait partie de mes rêves. Je vois à l’université [une petite annonce disant] « cherche professeur de chant en Californie ». J’ai juste envoyé mon CV comme un test, pour voir si mon CV passait inaperçu ou pas. Je l’ai envoyé le lundi et le mercredi, quelqu’un m’appelait. 15 jours après, on me demandait si j’étais prête à partir en Californie. Ils m’ont proposé un vrai contrat de travail à temps plein dans une école française bilingue.

Y a-t-il eu des moments difficiles dans votre carrière ?

Tout le temps ! Depuis le jour où j’ai pris le train pour aller à Rennes et me mettre dans cette longue file d’attente où on attend d’être auditionné par les premiers casteurs de Nouvelle Star, j’avais cette voix dans ma tête. Elle me disait « tu ne crois pas que tu vas entrer, chanter et devenir une star ? » Souvent, depuis ça, quand je monte sur scène, j’ai cette phrase qui revient. Quand je vois le public devant moi, je leur raconte que je suis entrée, j’ai chanté et que maintenant, je suis face à eux. Il faut s’accrocher et puis on verra ce que le destin fera pour moi. Si on ne rentre pas et qu’on ne chante pas, rien ne peut se faire.

Avant même que l’émission ne soit diffusée, M6 a mis les premières minutes de votre audition en ligne. La vidéo a atteint deux millions de vues sur Facebook. Comment vous sentez-vous face à tous ces retours ?

J’ai un grave défaut, je ne sais pas du tout gérer les réseaux sociaux. Derrière la plupart de mes comptes, ce n’est pas moi, je ne sais pas qui c’est (rires). Je ne sais pas si c’est une barrière psychologique mais j’ai peur des réseaux sociaux. Je ne vais jamais me regarder, je ne vais sur aucun réseau social parce que c’est une façon de rester tranquille, chez moi, dans ma bulle. Quand je fais quelque chose, je ne passe pas du tout mon temps à regarder ce que j’ai fait ou à guetter les retours. Je n’ai jamais fait ça !

Alors je vous l’apprends mais les retours sur les réseaux sociaux sont très positifs !

Quand les gens me disent que je leur fais penser à une chanteuse, je leur réponds qu’il y a une fille qui me ressemble et qui chante : « c’est insupportable, toute la journée on me prend pour elle » et je m’en débarrasse comme ça (rires) ! Je n’arrive pas quelque part en disant « mais comment, vous ne me reconnaissez pas ? » En tout cas, ça me fait plaisir de l’apprendre.

Votre passage dans « La France a un incroyable talent » marque-t-il votre retour à la musique ?

Autant je suis montée dans le train, autant je ne me projette pas ce coup-ci. Je ne veux pas m’obstiner. Il n’y a pas que moi, il y a plein d’autres gens qui chantent. Je suis déjà très contente qu’on se soit souvenu de moi et qu’on m’ait contactée, c’est déjà un grand honneur. Si je devais faire un album et remonter sur scène, qu’il était écrit que je devais m’inscrire dans le paysage musical français, ce serait super. Mais si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave. C’est pour ça que je ne me projette pas plus que ça.

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