Martin Weill : "Le but n’est pas de stigmatiser ou caricaturer"
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Dans ce quinzième numéro du magazine de reportages qui porte son nom, le journaliste de TMC explore la question complexe et clivante du bien-être animal en France. Rencontre. Martin Weill – Les animaux et nous : l’amour vache est diffusé sur TMC mardi 20 avril à 21 h 15.

Qu’est-ce qui vous guide dans les choix des thématiques que vous abordez ?

Martin Weill : Il y a peu de choses sur lesquelles j’ai un avis tranché. Plus je vieillis, plus je doute… C’est pareil dans ce programme : on ne prétend pas apporter des réponses à tout mais on s’astreint à produire des objets visibles. Dans notre société qui est très polarisée, notre but n’est pas de stigmatiser ou de caricaturer, mais de proposer des contenus autour desquels on peut discuter et échanger.

L’idée de cette émission est-elle de montrer les rapports ambivalents que nous entretenons avec les animaux ?

Oui, nous sommes partis d’une base : le fait que la très grande majorité des gens affirme aimer les animaux. Nous les amenons à réfléchir sur ce que c’est vraiment de les "aimer". En quoi nos comportements sont-ils paradoxaux ?

Quelles leçons faut-il en tirer ?

Nous savons que si nous continuons à les traiter comme nous le faisons, nous fragiliserons encore l’écosystème et nous nous tirerons une balle dans le pied. Un jour, nous risquons de n’avoir plus d’oxygène, plus de quoi nous nourrir… À côté de cela, il y a la notion de la maltraitance animale en elle-même qui est au cœur du débat politique grâce à des associations comme L214 qui ont levé le voile sur certaines pratiques. Tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut que notre relation aux animaux change. La question est de savoir comment et jusqu’où…

Ce type de prise de conscience vous a-t-il amené à changer certaines habitudes dans votre quotidien ?

Je parle très peu de ma vie privée… Mais à titre personnel, j’essaie, par exemple, de manger moins de viande et de m’informer sur sa provenance. Cela dit, comme tout le monde, je suis parfois une contradiction personnifiée. Mais je suis un citoyen intéressé et conscient des devoirs qui nous incombent. Je sais qu’en matière d’écologie, je ne suis pas encore là où je voudrais être. Mais si tout le monde accomplit des petits gestes à son échelle, ça permet d’avancer.

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