Marina Hands (Mytho) : "Ce qui pourrait m’inhiber, ce serait de raconter mon histoire"
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Après s’être inventé une maladie pour être aimée, Elvira, alias Marina Hands, revient dans la saison 2 de Mytho ce 7 octobre à 20 h 55 sur Arte. Un personnage déjà culte pour une actrice inclassable.

Si la saison 1 de Mytho était consacrée au mensonge, peut-on dire que la deuxième explore les difficultés à gérer la vérité ?

MARINA HANDS : C’est effectivement toute la question de savoir si les gens sont capables d’affronter la vérité, quel que soit leur âge. La série démontre également que faire un aveu est aussi difficile que de l’entendre.

Comment qualifier votre duo avec Mathieu Demy, le père de cette famille pour le moins «hors sol» ?

Mathieu est comme mon frère ! Nous sommes dans le jeu en permanence, nous partageons une forme de fantaisie qui nous est propre. C’est un clown, en fait. Il a un parcours très singulier dans le paysage français, avec une forme de poésie.

Cela vous caractérise aussi. En êtes-vous consciente ?

Je m’en suis rendu compte très tôt. Dès lors, j’avais deux possibilités : soit ressembler aux autres jeunes actrices qui travaillaient beaucoup, soit prendre le risque de rester fidèle à mes désirs. Je ne voulais pas devenir quelqu’un d’autre. J’ai eu beaucoup de chance d’évoluer dans un milieu artistique. (sa mère Ludmila Mikaël est actrice et son père Terry Hands était metteur en scène, ndlr) Lorsqu’on venait me chercher, c’était avec une vraie bienveillance vis-à-vis de ce que je suis.

On a le sentiment que vous n’avez aucune inhibition lorsque vous jouez…

C’est vrai. Le jeu chez moi est très enfantin. J’ai le goût du déguisement. Ce qui pourrait m’inhiber, ce serait de raconter mon histoire. Je ne mélange pas mon identité et celle du personnage.

Une saison 3 est-elle déjà actée ?

Le tournage va démarrer début 2022. En attendant, j’ai co-mis en scène un spectacle avec Serge Bagdassarian, Mais quelle comédie !, à la Comédie-Française où je jouerai également Tartuffe. Et en mars 2022, je serai la seule femme dans le film d’Audrey Dana,Hommes au bord de la crise de nerfs. Encore une singularité allez-vous dire ! (Elle rit. )

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