« Ma carrière a pris une autre tournure », confie Tayc, gagnant de « DALS »
TV 
  • Vendredi soir, TF1 diffusait la finale de la onzième saison de Danse avec les stars qui s’est achevée sur la victoire de Tayc.
  • Le chanteur a obtenu 56 % des suffrages face à Bilal Hassani.
  • « Avant même d’avoir fini l’émission, je voyais déjà que les gens qui me reconnaissaient dans la rue et me suivaient sur les réseaux n’étaient plus les mêmes », confie-t-il à 20 Minutes.

Jamais soumis aux votes des téléspectateurs et téléspectatrices avant la finale, Tayc a décroché la victoire de la onzième saison de Danse avec les stars vendredi soir. Face à
Bilal Hassani, le chanteur a obtenu 56 % des voix au terme d’une soirée au rythme effréné. Accompagné de Fauve Hautot, l’interprète de Dis-moi comment a dansé à trois reprises avant de brandir le trophée en essuyant ses larmes. Il se confie à 20 Minutes au lendemain de sa consécration.

La nuit a-t-elle été courte, très courte ou très très courte ?

La nuit a été très très courte. J’ai dormi quatre heures parce que ce matin, j’ai décidé de me faire tatouer le prénom de Fauve sur le pec. Non, je rigole [Rires]. Ça faisait quelques mois que je devais me faire tatouer et je n’arrivais pas à trouver de date à cause des entraînements, de la transpiration, etc. Là, j’ai tout de suite fait mon tatouage, c’est un gros éléphant dans le dos qui demande du temps donc on a commencé très tôt ce matin.

Dans quel état êtes-vous moins de 24 heures après votre victoire ?

Soulagé. C’est une épopée. Ça fait trois mois que je stresse chaque semaine à l’idée de ne pas savoir quelle danse je vais avoir, que je suis énervé contre moi-même le lundi et le mardi parce que je n’arrive pas à maîtriser la danse, que je commence à kiffer le mercredi ou le jeudi parce que je trouve mon équilibre. Et puis, chaque vendredi, j’ai la pression la plus haute du monde. Après, je suis soulagé parce que je continue. Et le samedi, je suis à nouveau en stress parce que je me demande ce qu’il va se passer la semaine suivante. Tout ça, ça se termine, et on est content.

Que s’est-il passé dans votre tête au moment de l’annonce de votre consécration ?

Je rentre dans une espèce d’anesthésie, mes membres se paralysent, j’ai des fourmis un peu partout. Fauve me prend dans ses bras mais je ne sens même pas vraiment son corps. J’entends Moussa dire « on le soulève », il me prend par les jambes et à ce moment-là, je ne me souviens plus de rien. Je suis juste tout engourdi de partout et je n’arrive pas à arrêter de sourire.

Vous étiez très ému hier soir, vous avez beaucoup pleuré. Pourquoi cette émotion ? C’est la pression qui retombe ?

C’est ça ! Parce que c’est une grosse leçon de vie humaine. Quand j’arrive sur l’émission, je me dis que je suis Tayc, un artiste qu’on connaît, pas encore dans la France entière, mais qu’on connaît quand même. Tu fais une répétition, tu te bloques la hanche, tu as mal, tu es fatigué. Tu fais deux ou trois répéts, tu vois que c’est vraiment du costaud. Puis tu fais un prime et là, tu fais de l’émission ta priorité. Quand tu passes un prime et que tu vois tous les likes, tous les gens, c’est une dinguerie. Chaque vendredi, j’avais l’impression de sortir un album, j’avais des messages de partout. J’ai fait de ça ma priorité pendant trois mois.

Vous n’avez jamais été soumis aux votes du public. Était-ce une vraie crainte ?

Énorme crainte, tu ne sais pas du tout ce que les gens pensent de toi. Tu feuillettes un peu Twitter, Instagram et Facebook, tu vois ce qu’on dit sur toi, tu es content ou parfois un peu moins, mais un vote du public, c’est autre chose. Forcément, tu as les chocottes, tu n’as aucun repère sur ton succès. J’avais chaud, surtout qu’en finale, je me retrouvais face à deux mecs adorés des gens. Bilal était kiffé par tout le monde et Michou, ce n’est même pas discutable. S’il avait passé la première manche, il aurait gagné parce que personne ne peut regarder Michou dans les yeux en termes de votes du public.

Avant le début de la saison, Bilal Hassani disait que l’émission avait un impact sur la carrière de ceux qui la remportaient. Est-ce une chose dont vous êtes aussi convaincu ?

Oui, clairement. Avant même d’avoir fini l’émission, je voyais déjà que les gens qui me reconnaissaient dans la rue et me suivaient sur les réseaux n’étaient plus les mêmes. Ma carrière a pris une autre tournure. Avant, c’était des jeunes et quelques personnes un peu moins jeunes. Là, ça passe des grands-parents aux petits enfants. Maintenant, ce sont les parents qui sont fans. Dans l’avion, un couple de grands-parents tenaient à prendre une photo avec moi. Mais pour eux deux ! C’est magnifique.

Y a-t-il des choses que vous avez apprises dont vous allez vous servir à nouveau sur scène ?

Je pense que les conseils qui vont me servir le plus sont ceux de François Alu et de Chris Marques. François Alu me ressemble beaucoup parce qu’il a ce côté très underground qu’il a réussi à mixer avec le classique, je trouve ça tellement honorable. Et puis il a une fougue un peu similaire à la mienne. Chaque conseil qu’il m’a donné a toujours été très bénéfique. A un moment, il m’a dit d’imaginer que quand je danse, je suis dans une box et qu’il faut que j’aille chercher chaque point cardinal. Ce discours, je l’ai tenu à mes danseuses aux NRJ Music Awards. Et Chris Marques me parlait de rupture, de mettre les accents entre les moments où je m’arrête et où je danse. Pareil, ça m’a servi de ouf.

On a senti le jury toujours à fond derrière vous. Aviez-vous le même ressenti ?

Bien sûr. Ça reste des danseurs, ce sont des partisans du show. Tu peux manquer de technique, ne pas avoir ton dos bien droit ou ton cadre parfait mais si tu nous fais un show, nous restons des humains qui ont envie d’être divertis. Peu importe si j’ai l’essence de la danse ou pas, quand je monte sur le parquet, je suis là pour faire un show et je suis à 250 %. Je pense que c’est de ça qu’ils ont été un peu fans.

Qu’est-ce qui s’annonce pour vous, maintenant que l’aventure est terminée ?

Beaucoup de concerts. Je pars en Afrique, ça va me faire du bien d’avoir chaud. Je pars au Bénin, à Djibouti, au Congo, au Cameroun, je vais véhiculer l’afro love en Afrique. J’ai de très belles choses qui se préparent et une très belle tournée qui commence fin 2022. J’en suis très content parce qu’elle va se terminer avec un Bercy magnifique auquel je réfléchis déjà.

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