Lego Masters : le champion de la première saison condamné pour diffamation
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Ce jeudi 6 janvier, Sébastien Mauvais, le gagnant de la première saison de Lego Masters, a été reconnu coupable de diffamation après avoir fondé une page Facebook contre le maire de sa ville. 

Une sale affaire pour le gagnant de Lego Masters. Sébastien Mauvais, le champion de la première saison du jeu de construction de M6, a été rendu coupable de diffamation par le tribunal de Fontainebleau, situé en Seine-et-Marne. Ce dernier, qui a fondé l’entreprise Puissance Brick, a été jugé pour une affaire de diffamation contre le maire de sa ville, James Chéron, à cause d’une page Facebook intitulée Montereau vous est contée à travers laquelle il s’attaquait à l’homme politique.

Lors d’une publication du 21 février 2021, il affirmait par exemple que le maire de Fontainebleau avait utilisé une voiture de la commune afin d’effectuer un voyage privé de plusieurs kilomètres, tout en se servant de la carte d’essence attachée au véhicule. Mais des caméras de surveillance ont prouvé que la voiture n’avait pas été déplacée. Au courant de ce faux scoop, James Chéron a décidé de saisir la justice. Le tribunal judiciaire de Paris, chargé de l’enquête, avait obtenu auprès de Facebookle numéro de téléphone du créateur de la page. Et celui-ci concordait avec celui de Sébastien Mauvais.

Le champion de Lego Masters condamné à plusieurs amendes

Durant son audience, qui a eu lieu ce jeudi 6 janvier, le champion de Lego a formellement démenti les accusations expliquant s’être fait voler son téléphone au moment des faits. Mais le juge n’a pas été convaincu de son explication : "On est face à quelqu’un qui n’assume pas d’avoir créé une page pour dire n’importe quoi, mais le tribunal est convaincu que c’est bien lui", a déclaré l’avocat du maire de Fontainebleau, maître Romain Darrière. C’est ainsi que Sébastien Mauvais a été condamné à verser 400 euros de dommages et intérêts à son maire, en plus de 1500 euros de frais d’avocat et d’une amende de 500 euros avec sursis. "Un message fort adressé à tous ceux qui pensent que l’anonymat est synonyme d’impunité", a commenté James Chéron à l’issue du procès.

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