« Le Roi cerf » face à une pandémie symbolisée par des loups
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  • Un guerrier et une fillette sont pris au cœur de rivalités mortelles dans un pays frappé par une épidémie.
  • « Le Roi cerf » évoque « Princesse Mononoké » par la façon dont les réalisateurs entremêlent ode à la nature et combats à couper le souffle.
  • Cette fresque spectaculaire a été découverte au Festival d’Annecy puis projetée avec succès à Gérardmer.

Le Roi cerf  fait partie des œuvres qui donnent leurs lettres de noblesse à l’ Anime (ou animation japonaise). Découverte à Annecy puis projetée à Gérardmer, cette fresque somptueuse signée Masashi Ando et Masayuki Miyaji, plonge dans des légendes ancestrales pour emporter le spectateur dans un monde fantastique peuplé de créatures magiques ou maléfiques. De quoi réveiller l’enfant qui sommeille en chacun de nous avec l’envie qu’on lui raconte de belles histoires.

Masahi Ando, ancien collaborateur d’Hayao Miyazaki, et Masayuki Miyaji, qui s’est fait les dents sur L’Attaque des Titans, se sont entourés de la fine fleur de l’animation nippone pour leur première réalisation. Ils y donnent vie aux aventures d’un guerrier réduit en esclavage et d’une fillette dans une contrée dévastée par une étrange maladie. Il est impossible de ne pas penser à Princesse Mononoké devant cette splendeur visuelle entre ode à la nature et affrontements guerriers.

Ecologique, guerrier et esthétique

Le studio I.G à qui on doit, entre autres, les sublimes Ghost in the Shell et Miss Hokuzai n’a pas lésiné sur les moyens pour porter dignement à l’écran un roman de Nahoko Uehashi, récompensé dans son pays d’origine. L’action ne s’arrête presque jamais ! Un souffle épique balaye cette œuvre qui laisse parfois le temps au temps pour développer les rapports entre les deux héros auxquels on s’attache doucement. La complexité du scénario demande un petit effort d’attention de la part d’un public qui se pourrait s’égarer dans une intrigue complexe. Il est largement récompensé par le dépaysement total que lui offre cette fresque magnifique. Et cela d’autant plus que cette affaire de pandémie mortelle, dont un médecin cherche le remède, est un thème qui fait écho avec un passé récent.

C’est un message universel que délivrent les cinéastes par le biais de séquences intensément esthétiques. La peste symbolisée par une meute de loups comme des forêts riches en végétaux magiques et en animaux majestueux confirme que le studio I.G n’a rien à envier à Ghibli du point de vue visuel. La splendeur du Roi cerf se double d’un contenu écologique bienvenu qui ajoute encore à la force ce très film aussi mystérieux que virtuose. On sort de la salle avec les yeux pleins d’étoiles et une incroyable envie de promenades sylvestres. C’est une très bonne chose que de pouvoir déguster Le Roi cerf sur grand écran.

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