Le premier film de Sandrine Kiberlain présenté à la semaine de la critique
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Pour ses 60 ans, la Semaine de la Critique, organisée pendant le
Festival de Cannes, veut continuer de défricher « le cinéma à venir ». La sélection, dévoilée ce lundi, aligne sept longs-métrages en compétition, tous des premiers films, et six autres en séances spéciales, parmi plus de 1.000 visionnés par les sélectionneurs, légèrement moins que les autres années.

De nombreux films montrent « des personnages qui se battent, des récits d’émancipation de garçons ou de personnages féminins, l’envie de tracer son chemin, d’aller jusqu’au bout de soi », a déclaré à l’AFP Charles Tesson, le délégué général.

Un jury présidé par Cristian Mungiu

Parmi les films en compétition soumis au jury présidé par le cinéaste Roumain Cristian Mungiu (Palme d’Or 2007), tous des premiers films et une seule œuvre française : Rien à foutre, de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre avec Adèle Exarchopoulos, en hôtesse de l’air d’une compagnie low cost.

Les autres films en compétition viennent d’Egypte (Feathers, d’Omar El Zohairy) l’histoire d’un père de famille transformé en poulet lors d’un tour de magie qui tourne mal, de Colombie (Amparo, de Simón Mesa Soto), portrait de femme dans un pays en guerre civile, ou naviguent entre la Suisse et l’Ukraine (Olga d’Elie Grappe).

Une première pour Sandrine Kiberlain

Le film d’ouverture (hors compétition), Robuste, de Constance Meyer, révèle selon les organisateurs « un Gérard Depardieu comme nous l’avions peu vu, désarçonnant d’authenticité », face à Deborah Lukumuena, l’une des jeunes révélations de Divines.

L’actrice Sandrine Kiberlain présentera en séance spéciale son premier long-métrage de réalisatrice, Une jeune fille qui va bien, portrait « d’une jeune fille juive de 19 ans, Irène, qui aspire à devenir comédienne sous l’Occupation en 1942 ».

La sélection de la Semaine de la critique est paritaire : sept réalisateurs et sept réalisatrices (pour 30 % de films de réalisatrices parmi les 1.000 films visionnés). « On ne part pas d’une obsession du 50/50 », a souligné Charles Tesson. « On part des films eux-mêmes, et on est heureux d’arriver à ce résultat » paritaire.

La Semaine de la Critique (du 7 au 15 juillet), l’une des principales sections parallèles de Cannes, fêtera cette année ses 60 ans. « Notre identité reste celle de notre origine, du cinéma nouveau : un esprit défricheur, voir où ça bouge dans la carte mondiale du cinéma, où naissent de nouvelles choses », a-t-il ajouté.

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