Laurent Baffie : "Mon chien est un membre de la famille à part entière"
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Sophie Davant présente une soirée consacrée à la protection des animaux, Un ami pour la vie, mercredi 29 décembre à 21 h 05 sur France 3, entourée d’Ahmed Sylla, Nathalie Baye, Julie Gayet et Anny Duperey. Sensible à la cause animale, Laurent Baffie a aussi répondu présent.

Quel est votre rôle dans cette émission ?

Laurent Baffie : Je suis en plateau avec les autres invités. Je suis aussi allé en Normandie dans une famille qui vient d’adopter deux cochons, un poney et un âne. Ces animaux avaient été abandonnés, placés dans un refuge, sans forcément avoir été maltraités. C’est formidable de voir la joie de cette famille et surréaliste de voir débarquer tous ces animaux !

Étiez-vous un petit garçon de la campagne ?

Non ! J’étais un titi parisien qui rêvait d’avoir un chien qu’il n’a jamais eu. J’ai grandi dans le bitume. Mon plus grand safari, c’était le zoo de Vincennes ! J’adorais les documentaires animaliers de Frédéric Rossif à la télévision. Ce qui m’énervait, c’est qu’on ne donnait pas toujours le nom des animaux. J’ai donc commencé à acheter un livre, puis deux… En étudiant la zoologie, on s’intéresse au grec, au latin, à l’Histoire, à la botanique, à la climatologie…

Que diriez-vous à ceux qui s’apprêtent à adopter des animaux ?

"Réfléchissez bien !" Les gens font parfois n’importe quoi : on voit des huskys en appartement… Chez moi, mon chien est un membre de la famille à part entière. Je ne renie pas mes proches mais, en fond d’écran, j’ai quand même remplacé la photo de ma famille par celle de mon chien. Boum, c’est une explosion d’amour !

Le Parlement a décidé de mettre fin à l’exploitation des animaux dans les cirques dès 2028 et dans les delphinariums dès 2026. Saluez-vous ce progrès ?

Oui bien sûr, il faut juste réinventer le cirque sans animaux. Quant aux delphinariums, ils devront fabriquer de faux animaux !

Vous êtes en tournée avec votre one-man show Laurent Baffie se pose des questions. Parlez-vous des animaux sur scène ?

Oui. Je me demande par exemple si les ours peuvent être bipolaires, ou si le mille-pattes peut avoir de l’arthrose. Je me suis inspiré de mon livre 500 questions que personne ne se pose, j’y ai ajouté des sketches et des improvisations.

Sur quoi travaillez-vous ?

J’ai publié en octobre Le Guide de la repartie (Kero). J’ai aussi écrit et mis en scène Soupe miso, qui se joue en ce moment au Théâtre de Dix Heures, à Paris. C’est une pièce féministe avec trois comédiennes qui égrènent l’historique de la misogynie. Comme Aragon, je pense que la femme est l’avenir de l’homme. Et parce qu’elle porte la vie, elle a davantage conscience de son caractère précieux.

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