La complicité « en chanté » de Rebecca Marder et Judith Chemla
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  • Rebecca Marder et Judith Chemla incarnent deux chanteuses de générations différentes dans le nouveau film de Michel Leclerc, « Les Goûts et les couleurs ».
  • Pour « 20 Minutes », les deux actrices évoquent leur complicité dans le film, mais aussi en dehors, car toutes les deux ont une pratique du chant hors des écrans.

Complices, elles le sont et le revendiquent bien fort. Avant Les Goûts et les couleurs, Rebecca Marder et Judith Chemla ont tourné ensemble La Grande magie de Noémie Lvovsky. Elles « chantent également et donnent même des concerts », assurent-elles.

Dans le nouveau film de Michel Leclerc, comédie enchantée et en chansons, qui passe en revue les questions de reconnaissance et de célébrité à l’heure du buzz et des réseaux sociaux, les deux actrices incarnent deux chanteuses de générations différentes. L’une est vieillissante (Judith Chemla), l’autre bien plus jeune (Rebecca Marder) alors que les deux comédiennes n’ont que dix ans d’écart. La première est Daredjane, ex-star des 60’s, des 70’s et des 80’s, que la seconde, Marcia, admire. Elle aussi a du talent à revendre, mais ne sait pas trop comment le vendre, justement…

« Lors de la scène qui ouvre le film, où on est au cœur du processus de création avec les deux qui enregistrent, on était déjà dans une forme de connivence », reconnaît Rebecca Marder. Son personnage de jeune chanteuse « à la fois complètement dans son temps et pas vraiment dans l’air du temps » est bien consciente « qu’il faut se créer une identité assez forte aujourd’hui pour exister », mais quand même « un peu dans la nostalgie d’une époque qu’elle n’a pas vécue ». Car son aînée a toujours été « libre de ses choix » en changeant de style à sa guise tout au long de sa carrière.

Gainsbourg, cet inconnu

Du moins c’est ce qu’elle croit. Judith Chemla s’amuse à comparer les deux époques, pas si différentes : « Je me souviens d’une interview de Marie Laforêt qui disait admirer plein de gens formidables et dont on ne parlait pas parce qu’ils ne faisaient pas la couv’ des magazines. Et qui donnait l’exemple d’un certain… Serge Gainsbourg ! La preuve qu’en matière de reconnaissance, toutes les époques ont connu leurs difficultés. »

Si chacune des deux actrices n’avait qu’un seul mot pour définir leurs personnages, ce serait « la liberté » pour celui qu’incarne Judith Chemla, tandis que Rebecca Marder revendique « l’authenticité » pour le sien. Et l’humour alors ? Il serait plutôt l’apanage des personnages masculins, qu’ils soient transis d’amour (comme Félix Moati) ou d’arrogance (Artus).

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