Isabelle Nanty (Munch) : "J’aimerais avoir des plaidoiries à porter"
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Munch revient pour une quatrième saison. À la suite du départ de Lucien Jean-Baptiste, Isabelle Nanty donnera la réplique à Hippolyte Girardot. Retrouvez Munch, -jeudi 21 octobre à 21 h 05 sur TF1.

Télé Star: Comment avez-vous réagi au départ de Lucien Jean-Baptiste, qui joue Hubert dans la série ?

Isabelle Nanty : J’ai appris qu’il ne reviendrait pas en décembre 2020. Il a ses projets de films et séries, il est très pris. Moi, Isabelle, je joue ma tristesse de ne pas être avec Lucien mais aussi l’ivresse de retrouver Hippolyte et d’inventer avec lui. Les personnages vivent ce que l’on vit.

Hippolyte Girardot incarne un homme insaisissable. Quelle est la réaction de Munch quand elle le voit débarquer ?

Elle a le cerveau retourné. Elle n’a plus d’instinct. Déjà fragilisée par le deuil, elle est complètement étourdie par l’arrivée de cette part de passé que représente Mathieu, C’est marrant à jouer parce qu’il faut se laisser valser. Et Hippolyte est un bon danseur, donc il m’a fait valser.

Vous aviez posé comme condition à une saison 4 le fait d’avoir le scénario plus en amont. Avez-vous obtenu gain de cause ?

Non, c’est compliqué matériellement. On dit "oui" avant même que ce soit écrit. C’est un accord de principe, de confiance. On était content de se retrouver. Il n’y a ni tensions ni ego mal placé. C’est un terrain de jeu formidable. C’est tout ce qui compte.

Isabelle Nanty regrette que Munch ne plaide pas assez

Munch plaide peu, voire pas du tout. Cela vous manque-t-il ?

Cela me manque beaucoup. Ce que j’admire chez les grands avocats, c’est qu’ils ont une vision du monde, de l’humain. J’aimerais que ce soit développé dans Munch. J’aimerais avoir des plaidoiries, de grandes idées à porter. Et défendre également des coupables. C’est le principe de base : qui que l’on soit on a droit à un avocat.

À quand la réalisation ?

Outre le film Le Bison,que j’ai réalisé il y a vingt ans, j’ai écrit six scénarios qui ne se sont pas montés faute de financement. Je n’ai peut-être pas été assez tenace. Je suis assez peureuse et le doute m’envahit facilement. Néanmoins, j’ai deux projets que j’aimerais mener à bien : un pour la télévision et l’autre pour le cinéma.

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