INTERVIEW. Flavio (Koh-Lanta) éliminé : "Sur le camp jaune, ça clashait toutes les vingt minutes"
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Éliminée de "Koh-Lanta : Les Armes Secrètes" après une défaite en épreuve d’immunité, Flavio revient pour Télé Star sur son aventure, de son arrivée "magique" à sa capitulation douloureuse face à "cette foutue salamandre".

Télé Star : Comment avez-vous vécu votre aventure dans son ensemble, notamment le manque de nourriture sur la fin ?

Flavio : Au début, c’est une aventure assez compliquée. Moi qui suis fan de Koh-Lanta, je n’imaginais pas que ça allait être aussi dur que ça. Moi la météo, elle m’a fait mal. Au bout d’un moment, avec la pluie qui tombait et tout, je me suis dit "Mais qu’est-ce que tu fais là, en fait ?!" Moi je voyais Koh-Lanta avec les épreuves, le camp autour du feu, et déjà, le feu on l’a eu qu’au bout de dix jours. Je suis sorti au 33ème jour, donc on va dire que pendant un tiers de mon aventure, j’ai pas eu de feu. Ça fait du mal au moral, déjà. Après, l’équipe était magnifique, même s’il y a eu des aspects négatifs, des tensions, des stratégies, des mots forts, des personnes qui ont encore des rancœurs, je n’en garde que du positif. J’ai vécu une aventure extraordinaire avec l’équipe des jaunes. J’en suis content, j’en suis fier, de cette aventure. C’est des moments magiques que je n’oublierai jamais. Koh-Lanta est gravée en moi et le restera. D’ailleurs, on le voit lors de ma sortie, pour moi, mon flambeau n’est pas éteint donc l’histoire n’est pas finie.

Perdre sur une épreuve est toujours difficile à Koh-Lanta. Qu’est-ce qui vous a manqué, selon vous ?

Je n’ai pas la réponse, et c’est ça qui fait mal. Je ne sais pas ce qui m’a manqué et c’est pour ça que j’ai du mal à digérer, et ça sera jusqu’à la fin de ma vie. Je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même. J’avais les cartes en mains, je n’ai pas su les utiliser. Je suis maître de ma sortie…

Pensez-vous qu’en tant que jaune, vous seriez sorti au conseil, si vous n’aviez pas perdu à l’épreuve d’immunité ?

Très bonne question. Je ne sais pas, mais je pense que j’aurais eu mes chances d’aller à l’orientation parce que parmi les rouges, je sais qu’il y en a beaucoup qui votent au mérite. Et sur les épreuves et sur le camp, je ne déméritais pas. Alors je ne dis pas non plus que j’étais extraordinaire, mais j’ai toujours été dans le top 3 et sur le camp, je m’occupais du feu, j’allais pêcher, on le voit aussi dans un épisode, je pêche le plus gros poisson, je n’avais pas peur de mettre la main à la pâte et ça, je pense que ça a été remarqué. Je pense que j’aurais pu avoir mes chances, si c’était fait au mérite.

Regrettez-vous de ne pas vous être davantage intégré aux rouges à leur arrivée sur le camp ?

Non, je ne regrette pas parce que j’ai donné ma parole aux jaunes. Je me suis intégré, hein, j’ai toujours été avec eux, pour moi il n’y avait pas de stratégie envers les rouges. Mais j’avais donné ma parole aux jaunes, d’ailleurs je n’ai jamais voté contre un jaune, même quand ça sentait le roussi (rire). Et ça a senti le roussi longtemps, hein, d’ailleurs ! La seule fois où j’ai voté contre un jaune c’était Thomas, et c’était plus une question de sécurité parce que je voyais très bien qu’il était au bout. Ce n’était pas une stratégie de voter contre Thomas pour me sauver moi. Si j’avais été en danger et que Thomas n’avait pas été en danger, j’aurais quand même voté contre un rouge. J’ai toujours respecté mon engagement.

Pourtant, lors de son dernier conseil, Thomas vous a reproché de ne pas assumer d’avoir été jaune pour sauver votre peau…

Si on ressort tous les conseils, j’ai toujours voté avec eux, donc me dire ça, je me dis "Peut-être qu’il a un trou de mémoire", je ne sais pas. Quand ça sentait le roussi chez les jaunes, j’aurais pu aller chez les rouges mais j’ai tenu mon engagement, donc je n’ai pas très bien compris pourquoi il a dit ça. Peut-être qu’il voulait que je m’affirme plus en disant "On va casser du rouge", mais ce n’est pas du tout ma philosophie. J’ai donné ma parole, je l’ai respecté, peut-être qu’il fallait que je lui répète toutes les dix minutes "Thomas, t’inquiète pas. Thomas, t’inquiète pas." Non, j’ai toujours tenu mon engagement, et heureusement que les images le prouvent aujourd’hui ! C’est dommage qu’il pense ça, je ne sais pas pourquoi.

Comment avez-vous vécu les éliminations successives des jaunes depuis la réunification ?

Mal (rire). C’est difficile de nous voir en supériorité numérique à la réunification et au fil des conseils, de ne voir que des jaunes sortir. C’est extraordinaire, quand même ! Si avant de faire Koh-Lanta, on m’avait dit "Flavio, on arrive à huit à la réunification et à la fin, à l’orientation il n’y en a plus qu’un", j’aurais dit "Wow". Je connais Koh-Lanta, je sais qu’il y a des surprises, mais là, quand même…. Ça fait mal, moi j’adore Shanice et j’adore Vincent, et voir deux personnes partir en conflit, c’est pas plaisant du tout.

Lors de notre rencontre, Thomas a blâmé Vincent pour la perte des jaunes. Partagez-vous cet avis ?

Non, je ne partage pas trop cet avis parce que je me mets à la place de Vincent, quand il a été menacé, et je me dis que personne ne veut être menacé. Après, il a quand même pris une décision assez draconienne, c’était dur. Moi, je me suis toujours dit que je voterais en mon âme et conscience, je ne veux pas qu’on me porte préjudice par rapport à mes choix de vote, donc c’est pour ça que je ne porte pas préjudice à Vincent. Je respecte son choix, même si je ne suis pas forcément d’accord avec lui.

Vous projetiez-vous déjà à l’épreuve de l’orientation, et peut-être à celle des poteaux ? Pensez-vous que vous auriez pu y briller ?

Franchement, c’est ça qui fait mal. Je n’ai pas fait Koh-Lanta pour m’arrêter avant l’orientation. Quand j’ai fait l’épreuve d’immunité, je me disais déjà "Après c’est l’orientation", j’avais la pêche, la patate. J’étais prêt à chercher huit heures un poignard, s’il fallait. C’est ça qui est frustrant. Certes on mangeait plus, même si après, Denis nous a donné du riz, mais j’étais prêt à arracher la forêt. Je ne sais pas si j’aurais pu gagner aux poteaux parce qu’on ne va pas se mentir, le niveau il est haut. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que je me serais battu jusqu’à perdre mes orteils, s’il fallait. Je me serais surpassé et si j’étais allé sur les poteaux, j’aurais donné du fil à retordre aux deux autres, ça c’est certain.

Vous avez brillé plusieurs fois lors des épreuves. Avez-vous le sentiment d’être allé au bout de vos capacités ?

Je ne suis pas du tout allé au bout, j’aurais pu faire dix fois plus, mais voilà… Cette foutue boule avec cette foutue salamandre en ont décidé autrement. En fait, ce qui me frustre, c’est qu’on voit sur toute l’aventure que j’étais toujours dans les premiers, et là je passe dernier, je me dis "C’est un gag". Pareil, si on m’avait dit "Ton Koh-Lanta, tu vas être correct voire bon sur toutes les épreuves et la dernière, la plus importante, tu vas finir dernier", j’aurais dit "C’est une blague !" J’ai du mal à réaliser ! Aujourd’hui, je remue le couteau que je me suis mis dans le dos dans la plaie.

Quel est votre meilleur et votre pire souvenir ?

Le meilleur souvenir, c’est le tout premier instant. Moi qui suis fan de Koh-Lanta, toutes les arrivées ils sautaient d’un bateau, c’était moche, alors que là, les images elles sont magnifiques. On arrive en pirogues… Donc pour moi, le meilleur moment c’est quand j’arrive en pirogue et je vois Denis. J’y crois pas ! C’était magique, ce moment. A contrario, le moment le moins beau, je dirais que c’était quand on était en suspension sur les cordes. J’étais en face à face avec Jonathan, et je me dis que si j’avais eu les capacités de tenir un peu plus, si j’avais eu la hargne de tenir plus, Mathieu aurait affronté un autre aventurier (il avait affronté Thomas), je l’aurais mis face à un rouge et ça aurait peut-être sauvé Mathieu.

Un regret ?

Peut-être de ne pas m’être affirmé plus, et encore. Sur le camp jaune, Aurélien était trop omniprésent, je pense que c’est bien de ne pas trop se montrer, surtout dans une équipe comme la nôtre. Il n’y avait que des forts caractères, des grosses personnalités, ça clashait toutes les vingt minutes. Après la réunification… Non, je pense que j’aurais fait la même chose.

Dans les candidats restants, qui voudriez-vous voir gagner l’aventure ?

On l’a vu, je ne suis pas le meilleur stratège (rire). Je me base plus sur le côté sportif et le côté humain. Et côté sportif, j’aimerais voir Laure, Maxine et Jonathan. Si je devais en choisir qu’un par affinité, je dirais Laure.

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