David Pujadas désemparé face aux propos d’Alain Finkielkraut : il rappelle une évidence
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Lundi 11 janvier, Alain Finkielkraut était invité du 24h Pujadas pour évoquer l’affaire Olivier Duhamel, accusé d’inceste. Et David Pujadas s’est montré désemparé face au polémiste qui s’est hasardé sur la notion de consentement.

Nouvelle polémique pour alain Finkielkraut. Invité sur 24h Pujadas, le philosophe s’est exprimé lundi 11 janvier à propos de l’affaire Olivier Duhamel, accusé d’inceste par Camille Kouchner dans son livre La Familia grande. Dans cet ouvrage, la fille de Bernard Kouchner dénonce les violences sexuelles perpétrées par son beau-père sur son frère jumeau durant "deux ou trois" ans, poussant ainsi le politologue a la démission de ses fonctions. Et face à David Pujadas, Alain Finkielkraut s’est hasardé sur la notion de "consentement", laissant le journaliste quelque peu désemparé.

"Quand on essaye de savoir s’il y a eu consentement ou une forme de réciprocité, on vous tombe immédiatement dessus", a ainsi lancé le philosophe, avant que David Pujadas rappelle un fait évident : "Parce qu’on parle d’un enfant de 14 ans". Un argument visiblement non recevable pour Alain Finkielkraut, qui a rétorqué sans détour un "et alors ?", avant de précise que l’on "parle d’un adolescent" et que "ce n’est pas la même chose". Une façon de "relativiser" l’inceste pour le philosophe qui n’en est pas à sa première "banalisation du viol", puisque selon lui, avant de prendre position, il est utile de savoir "si un enfant de 14 ans était consentant".

Olivier Duhamel précisait à "Victor" que "tout le monde fait ça"

Des propos quelque peu dérangeants de la part du philosophe qui s’interroge sur "le consentement" du frère de Camille Kouchner. Dans La Familia grande, celle-ci a pourtant expliqué comment son frère "Victor" était venu la trouver lorsqu’ils étaient adolescents pour lui raconter ce que Olivier Duhamel faisait lorsqu’il le rejoignait dans sa chambre. "Le beau-père qui venait parfois le voir dans sa chambre, rue Joseph-Bara. Le beau-père qui venait lui mesurer le sexe avec un double-décimètre dès que ma mère regardait ailleurs", rapporte la juriste, qui précise que son frère à l’époque lui avait fait promettre de ne rien dire, tandis que le politologue lui, assurait à son beau-fils que "tout le monde fait ça" pour justifier ses actes.

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