Arnaud Desplechin, le réalisateur à fleur de peau du cinéma français en cinq films
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Originaire de Roubaix, Arnaud Desplechin a donné naissance à des films à la signature singulière avec pour théme de prédilection le deuil, la famille, et sa région des Hauts-de-France.  

Dès son premier film, La Vie des morts sorti en 1991, il s’impose dans le paysage cinématographique français, devient le chef de file d’une nouvelle génération de réalisateurs, et se voit récompensé du prix Jean-Vigo.

Frère et sœur, en compétition pour la Palme d’or, réunit Marion Cotillard, Melvil Poupaud, Patrick Timsit et Golshifteh Farahani. L’occasion de revenir sur cinq films qui ont marqué la carrière du cinéaste.

« Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) » en 1996

Paul Dédalus, jeune professeur de philosophie de 29 ans essaye tant bien que mal de finir sa thèse. Côté cœur, il tente de stabiliser sa vie sentimentale tumultueuse. Mais son mal-être de jeune adulte tétanisé par l’avenir, perdu dans des questionnements incessants, l’empêche de vivre simplement.

Salué par la critique, le troisième film d’Arnaud Desplechin a sésuit le publicgrâce à par l’exploration très subtile du mode de vie et de pensée de jeunes amoureux interprétés par Mathieu Almaric, Emmanuelle Devos, Mathieu de Montalembert et Marianne Denicourt.

« Rois et Reine » en 2004

Récompensé à maintes reprises, notamment par le César du meilleur acteur pour Mathieu Amalric, le sixième film du réalisateur roubaisien signe également le retour d’Emmanuelle Devos.

Mêlant le tragique et la comédie, la consécration et la déchéance, Nora s’apprête à se marier tandis que son ancien compagnon, Ismaël, est interné par erreur dans un asile psychiatrique. Leurs destins se croisent de nouveau lorsque Nora propose à Ismaël d’adopter son fils.

« Un conte de Noël » en 2008

Dans la continuité d’une œuvre singulière, Arnaud Desplechin réunit une famille tourmentée un soir de Noël. Cette réunion est l’occasion de révêler les non-dits, les rancunes et les jalousies tenaces. Mais c’est aussi le moment d’affronter les douleurs du passé, et la mort du cadet de la fratrie atteint d’une maladie incurable.

« Roubaix, une lumière » en 2019

En compétition au Festival de Cannes 2019, avec sept nominations aux César en 2020, dont celui du meilleur acteur décerné à Roschdy Zem, Arnaud Desplechin revient sur ses terres natales du nord dans Roubaix, une lumière.

L’histoire marque les premiers pas du réalisateur dans le polar. Il s’est inspiré d’un documentaire relatant un fait divers de 2002 : le meurtre d’une personne âgée par un couple de femmes toxicomanes. Roubaix commissariat central, affaires courantes, diffusé sur France 3 en 2008 avait marqué le réalisateur, il en tire un film réaliste avec pour décor la ville de Roubaix.

« Frère et Sœur » dans les salles obscures le 20 mai 2022

Son dernier film, Frère et soeur, est sous le feu des projecteurs de la Croisette. Présenté en compétition du Festival de Cannes, c’est l’histoire d’une relation conflictuelle entre un frère et une sœur qui approchent de la cinquantaine.

Alice hait son frère, Louis, depuis plus de vingt ans, mais ils vont devoir renouer à l’occasion d’un événement tragique : un décès dans leur famille. La mort et les relations familiales sont une nouvelle fois au cœur de son film qui réunit Marion Cotillard et Melvil Poupaud. Plus inattendu, Patrick Timsit complète le casting.

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