"Saint-Clair" : Benjamin Biolay sort un dixième album "à l'ancienne" et enraciné à Sète

Le disque est bien plus lumineux que d’habitude, et Benjamin Biolay s’y laisse aller à une forme de légéreté, voire parfois de l’autodérision, sur le fond et sur la forme aussi : sur certains refrains, quelques montées dans les aigus pour un chanteur plutôt connu pour sa voix très grave. « Tout le début de ma discographie a été composé au piano, rappelle Benjamin Biolay. Là ce sont des tonalités de guitare, plus ouvertes. J’aime toujours beaucoup les tonalités mineures, mais ce disque n’était pas l’objet d’une telle démarche. »

Un album pensé et fabriqué pendant les confinements et autres couvre-feux et une conception à l’ancienne, en équipe réduite, avec un son uniquement analogique, et sans échéance ou injonction particulière à l’époque. 

« C’est un disque de couvre-feu. On ne pouvait pas faire de concerts, donc on a fait cette musique un peu énergique, électrique, intense…Et en même temps c’est un retour à l’artisanat. »

à franceinfo

Dans le contenu, si Benjamin Biolay fait plusieurs fois référence à la ville de Sète, chère à Brassens, sa mer et sa lumière, où il va se ressourcer tous les étés, on est aussi frappé par le nombre de saints ou saintes qui donnent leur nom aux morceaux : Saint-Clair, un mont situé à Sète justement, mais aussi Saint-Germain, Sainte-Rita, ou Santa-Clara.

Le morceau Santa Clara est justement interprété en duo avec Clara Luciani, seule invitée du disque, qui à une époque faisait les premières parties de Benjamin Biolay avant de devenir la star de la pop française qu’elle est aujourd’hui.

Ce dixième album, 21 ans après le premier, Rose Kennedy, ne fait pas regarder en arrière le chanteur, qui approche de la cinquantaine : « Je ne regarde pas du tout derrière, c’est ce qui m’a permis de continuer à exercer ma passion. Souvent, les gens qui regardent derrière n’ont plus que ça à faire… »

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