David Linx revisite le classique jazz "'Round Midnight" avec Tigran Hamasyan, dans un duo poétique et mystérieux

Le 12 novembre prochain, le vocaliste de jazz belge David Linx, parisien d’adoption, sort un nouvel album, Be my Guest (« Vous êtes mon invité »), un an après Skin in the Game. Pour son nouveau projet musical, le chanteur a enregistré quinze duos inédits avec des invités tels que les guitaristes Nguyen Lê et Marc Ducret, le mandoliniste brésilien Hamilton de Holanda, le flûtiste Magic Malik, les pianistes Ran Blake et Gustavo Beytelmann, le chanteur allemand Theo Bleckmann, entre autres…

Hommage nocturne et onirique à Monk

En avant-première, il a dévoilé le 22 octobre sur Youtube le clip nocturne et onirique du premier extrait de son album, Round Midnight (1944), l’un des plus beaux thèmes de jazz, composé par le pianiste américain Thelonious Monk (et qui fut complété par des paroles de Bernie Hanighen). Pour ce monument, Linx s’est associé au pianiste arménien Tigran Hamasyan. Une belle rencontre musicale, celle de deux personnalités aussi fortes et brillantes que singulières et indomptables.

Au début du morceau, derrière le scat du vocaliste belge, une voix juvénile et vibrante accompagne les premières notes, jouées au piano, du célébrissime thème : celle de Tigran Hamasyan. Puis les deux voix s’entrecroisent avant que l’on en vienne au thème chanté par Linx dans un tempo très lent. À l’image, des sommeils agités, des corps qui se dédoublent, reflets, peut-être, de conflits, de dualités de l’inconscient. Dans la dernière minute du morceau, Tigran Hamasyan joue de délicates notes au piano, motifs mélancoliques de son Arménie natale.

Un projet « tel un inventaire, comme si je retournais à l’école »

Un premier titre très prometteur en attendant de découvrir les autres duos de l’album Be my Guest qui sortira sur le label Cristal Records. « Ces duos sont une façon de continuer à évoluer encore et toujours et me rappellent ma jeunesse, lorsque je me ruais sur tout ce que je ne connaissais pas, avec une curiosité qui est toujours intacte », explique David Linx dans un texte accompagnant le communiqué de presse. « Ce projet est venu à moi très naturellement tel un inventaire qui se réclame, un peu comme si je retournais à l’école. Il est un hommage à la transmission, à l’esprit de curiosité indissociable et indispensable à cet apprentissage par soi-même. »

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