Lourdes Leon et ses aisselles au naturel, invitées "au poil" du gala du Met à New York

La fille aînée de Madonna, Lourdes Leon, assume ses aisselles au naturel depuis l’adolescence. Et persiste et signe à l’occasion du Met Gala.

Lourdes Leon comme sa mère ne craint pas de bousculer les lignes, ni les codes. À commencer par assumer ses poils, et ce depuis plusieurs années. Qu’il s’agisse de ses sourcils ou de ses aisselles, la fille aînée de Madonna privilégie le naturel, peu importe les diktats. Elle le prouve une nouvelle fois sur le tapis rouge du Met Gala où elle est apparue dans une robe rose signée Moschino. Celle qui a misé sur des cheveux XXlongs a également pris la pose, le bras posé sur la tête pour dévoiler sa non-épilation.

Un choix qui n’a rien de surprenant, la jeune femme étant coutumière du fait. En avril dernier, c’était sur un cliché Instagram posté par la chanteuse de “Like a virgin” que la jeune fille dévoilait son inclinaison pour le s poils au naturel. On y voit le duo enlacé, Lourdes tenant le téléphone à bout de bras et dévoilant son aisselle non épilée pour réaliser le cliché.

https://instagram.com/p/CNg3lcjBO2N

Déjà en mai 2018, la dernière campagne Converse X MadeMe mettant en scène la fille aînée de Madonna faisait réagir.

Les poils, un tabou féminin

On l’y voyait se tenant à genoux sur un lit, vêtue d’un jogging jaune et d’un crop-top blanc, les bras ostensiblement levés afin de dévoiler ses aisselles 100% naturelles. Une prise de position osée, au regard des campagnes de publicité, où chaque défaut est gommé, chaque ride lissée, et où toutes les zones pileuses systématiquement épilées, vendant un corps féminin qui s’apparenterait plus à celui d’une petite fille qu’à une femme normalement constituée.

https://instagram.com/p/BjCtcUwnQPd

Les réactions

De quoi faire immédiatement réagir sur le réseau social. Une utilisatrice s’insurgeait alors contre les diktats de la mode : «J’en ai marre du body-shaming permanent, sur ce qui est naturel et fait partie de la BIOLOGIE féminine». Une autre se réjouissait de l’acte de Lourdes Leon : «J’ai eu les mêmes aisselles durant trois mois et je me suis sentie super bien. Merci de partager cette photo».

Néanmoins, d’autres n’étaient pas d’accord, comme cette instagrammeuse qui se désolait : «S’épiler est une marque de respect, autant pour soi que pour ceux qui nous entourent», tandis qu’une autre s’inquiètait de problèmes d’hygiène : «Beurk, dégoûtant. Et l’hygiène dans tout ça ?».

Sur ce point, une autre utilisatrice vennaitt au secours de Converse et de la jeune femme : «Je ne comprends pas pourquoi les poils aux aisselles seraient non-hygiéniques dans le cas des femmes mais pas pour les hommes. Peut-être parce que les femmes sont vues comme des objets sexuelles, j’imagine…».

Un précédent avec maman

Madonna avait, elle aussi, déjà choqué bon nombre d’âmes sensibles en posant en 2014 avec une toison dorée sous les aisselles. Ce qui a dû inspirer sa fille. Dans une photo Instagram postée par la chanteuse le 1er janvier 2018, Lourdes assumait déjà ses poils sous les bras. La preuve qu’il ne s’agit pas uniquement d’un buzz pour la campagne mais d’un vrai parti pris.

https://instagram.com/p/BdZDI-yh3gW

Plus récemment, une autre campagne faisait le buzz sur les réseaux sociaux pour le même propos. Pour la collaboration Stella McCartney X Adidas, l’égérie Leila Davis apparaissait elle aussi les aisselles au naturel. Et n’a pas manqué de réagir aux remarques et critiques des internautes : «C’est tellement misogyne d’attaquer les femmes parce qu’elles ont des poils sur le corps».

En vidéo, la pub du parfum Stella McCartney x Lourdes Leon

Dans la même veine, Emma Corrin qui incarne Lady Diana dans la série The Crown, s’est affichée en couverture du magazine Glamour, sans s’être rasée. Un choix qu’elle assume et revendique. «Je pense que c’est intéressant de voir comment les médias et une grande partie de notre culture aiment étiqueter ou classer les femmes.» Et poursuit sur sa lancée : «Je voulais faire pousser [mes poils] depuis quelques années. Je ne l’ai pas fait avant parce que j’étais en couple et je suppose que j’ai été programmée pour penser que je devrais probablement me raser pour le bien des deux parties», a-t-elle avoué.

Des initiatives qui pourraient bien contribuer à banaliser ce choix et à ne plus en faire un sujet de débats houleux sur les réseaux sociaux.

Cet article, publié en mai 2018, a fait l’objet d’une mise à jour.

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