Françoise Hardy, icône mode des années 60

« Je ne l’admets pas. C’est comme si vous parliez de quelqu’un d’autre. » Quand un journaliste britannique lui demande en 2011 ce qu’elle pense de son statut d’icône mode, Françoise Hardy semble, comme toujours, la première surprise par sa notoriété stylistique.

Une candeur aussi attendrissante que déroutante, le vestiaire de la chanteuse emblématique de la génération yé-yé n’ayant cessé d’inspirer les créateurs tout au long de ses cinquante années de carrière, jusqu’à monopoliser aujourd’hui les moodboards des marques en vogue et les tableaux Pinterest des amatrices de mode.

« Essence de la parisienne » selon les propos de Nicolas Ghesquière, alors en poste chez Balenciaga, elle a su façonner presque sans le vouloir un style singulier, emblématique d’une féminité qui a durablement transcender les tendances et les époques.

Mais si Françoise Hardy a tant inspiré la mode avec un grand M, c’est avant tout parce qu’elle en fut l’emblème, et plus précisément la muse aspirationnelle de toute une génération de couturiers visionnaires ayant, eux aussi, marqué le vestiaire contemporain de leurs sceau créatif avant-gardiste.

Françoise Hardy, muse des créateurs en vogue dans les années 60

Adepte d’un look effortless aux accents boyish alors peu ordinaires, dotée d’une silhouette élancée d’un inhabituel 1m78 pour l’époque, la jeune chanteuse à la timidité quasi-virginale capte dès le début de sa carrière l’attention d’une industrie de la mode en quête constante de nouveautés.

En juin 1965, André Courrèges l’habille pour sa première prestation au cabaret de l’hôtel Savoy de Londres, alors temple de la pop internationale et lui fait porter un ensemble monochrome, tunique et pantalon qui fera sensation.

Françoise Hardy sera par la suite l’une des premières à porter les iconiques mini-jupes du créateur français, qu’elle associera à sa manière à de bottes hautes, tantôt plates, tantôt à talons. Elle adoptera également ses micro-robes trapèze aux color-block graphiques ou encore ses courts blousons de cuir, résolument frondeurs pour l’époque.

L’année suivante, en 1966, c’est Yves Saint Laurent qui s’entiche de la chanteuse à l’aura mystérieuse et la sublime de son mythique smoking noir, pourtant initialement boudé par la critique et les clientes lors de sa présentation initiale en défilé.

Sur Françoise Hardy, comme sur Catherine Deneuve d’ailleurs, le sulfureux costume révèle alors tout son pouvoir stylistique résolument novateur, lui conférant une prestance la propulsant immédiatement dans la cour des grandes.

Françoise Hardy, reine du style

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