YouTube masque le nombre de « Je n’aime pas » sous les vidéos

Pour protéger les créateurs du harcèlement et des attaques ciblées,
YouTube a annoncé, ce mercredi, que le nombre de « Je n’aime pas » sous les vidéos diffusées sur sa plateforme serait désormais masqué.

Les utilisateurs auront toujours la possibilité de cliquer sur le bouton « Je n’aime pas ce contenu », mais ils ne verront plus s’afficher le décompte d’avis négatifs.

Un test en début d’année

Les créateurs pourront pour leur part prendre connaissance du nombre de pouces pointés vers le bas dans leur espace privé YouTube Studio, où ils peuvent consulter différentes données sur leur chaîne. « Nous voulons créer un environnement inclusif et respectueux qui permette aux créateurs de connaître le succès et de s’exprimer en toute sécurité », a indiqué YouTube dans un communiqué.

« Cette nouveauté fait partie des nombreuses mesures que nous prenons pour continuer à protéger les créateurs du harcèlement », a ajouté la plateforme, qui fait partie de l’empire Google. YouTube précise avoir conduit un test en début d’année auprès de certains créateurs pour déterminer si le fait de ne pas afficher le bouton « Je n’aime pas » limitait le nombre de clics négatifs.

Facebook au cœur des critiques

Les résultats se sont avérés concluants, notamment pour les petits créateurs, débutants comme confirmés. Depuis mai, les utilisateurs de Facebook et d’Instagram ont eux la possibilité de masquer le nombre de « Like » que recueillent leurs publications. Les grands réseaux sociaux et plateformes de vidéos sont fréquemment visés par des élus, des régulateurs et des associations, qui estiment qu’ils n’en font pas assez pour lutter contre le harcèlement en ligne.

Facebook concentre actuellement l’essentiel de ces critiques. L’entreprise dirigée par Mark Zuckerberg traverse l’une des pires crises de son histoire après les révélations d’une lanceuse d’alerte et ex-employée qui accuse Facebook de faire passer les profits avant la sécurité de ses utilisateurs. Fin octobre, des représentants de TikTok, Snapchat et YouTube ont dû répondre à des parlementaires américains les accusant de nuire à la santé mentale et physique des plus jeunes.

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