Voyage en France : nos 11 endroits préférés pour voir des animaux sauvages

Il y a en France des lieux magiques où l’on peut encore partir à la rencontre de la faune dans son environnement naturel. Tour de France de ces territoires à explorer en famille.

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Dans les Alpes-Maritimes

Les Alpes-Maritimes sont un patchwork de montagnes, de prairies, de forêts et de vallées où se nichent des villages paisibles. Du parc national du Mercantour à la réserve biologique des monts d’Azur, à Thorenc, le monde animal se développe en toute liberté mais sous haute protection.

Le parc national du Mercantour

Tout près de la Méditerranée, le long de la frontière avec l’Italie, au nord de la Provence, ce parc couvre quelque 68 000 ha et offre une biodiversité unique en Europe. Une soixantaine de mammifères coexistent dans le massif, dont le chamois, la marmotte ou l’hermine. Mais ne comptez pas sur une rencontre avec le loup… En revanche, restez à l’affût des oiseaux – 150 espèces migratrices ou sédentaires – tels que les gypaètes barbus, les tétras lyreq ou encore les faucons pèlerins et les aigles royaux qui exécutent d’incroyables chorégraphies célestes. La richesse de la faune est exceptionnelle. Le Mercantour compte de nombreuses “maisons”, lieux d’accueil réservés aux visiteurs. Le parc est très réglementé afin de protéger les espèces animales et végétales. Ici, le calme est de rigueur et la chasse bannie. Seules quelques voies sont ouvertes à la circulation de véhicules motorisés. Rien ne se ramasse, à part ses propres déchets. Vos jambes seront vos meilleurs atouts pour des randonnées prometteuses.

La réserve biologique des monts d’Azur

Située à Thorenc à environ 60 km de Nice, la réserve biologique des monts d’Azur est née de la volonté de protéger et de développer des espèces animales et végétales. Aujourd’hui, ce lieu étonnant, le premier de ce type en Europe, permet de découvrir, entre autres, une faune évoluant en toute liberté sur 700 ha. C’est ainsi que vous pourrez rencontrer des animaux qui furent proches de l’extinction tels les bisons d’Europe, venus de la forêt de Białowieža, en Pologne, et des chevaux de Przewalski, provenant de divers zoos et vivant désormais à leur gré dans la réserve. Voir ces deux espèces cohabiter sur une même terre, comme ce fut le cas autrefois, représente une expérience unique. À leurs côtés, vous aurez aussi l’occasion d’observer des cerfs, des chamois, des sangliers, des renards…

Selon la saison, vous aurez le plaisir de vous adonner à des explorations à pied, en raquette ou en traîneau. Dans la réserve, des cabanes d’observation vous permettront aussi de voir en toute discrétion sans être vu. Au printemps, vous apercevrez des faons gambader et de jeunes bisons s’élancer dans les prairies. En été, les espaces ouverts par les grands cervidés sont investis par les chevreuils ou les lièvres. En automne, le brame du cerf annonce le temps des amours tandis qu’en hiver, les sous-bois deviennent le refuge des animaux en quête de nourriture.

Conseils

  • Les plus : passer de paysages montagneux à la Méditerranée en peu de temps.
  • Les moins : en hiver, la neige impose la fermeture de plusieurs sentiers.
  • Les précautions : préparez vos randonnées afin d’éviter de vous égarer. Ne cueillez pas de fruits ou de fleurs le long du chemin, par souci de préservation de l’environnement, mais également du fait de la toxicité de certaines espèces.
  • Les fêtes : mi-mai : Fête de la nature.

Que voir, que faire dans les Alpes-Maritimes ?

  • Vallée des Merveilles : le plus grand site de gravures rupestres d’Europe.
  • Gorges de Daluis : rencontrer la faune dans les sommets du Mercantour.
  • Lac d’Allos : admirer la faune depuis le mont Pelat à 3 050 m d’altitude.
  • Réserve biologique des monts Azur : loger dans une grande tente sur pilotis.

Dans la baie de Somme

À chaque saison et au rythme des marées, la baie de Somme, qui s’étend de la pointe du Hourdel au Crotoy, est baignée d’une lumière merveilleuse. Abritant l’un des plus grands estuaires du nord de la France, cette région est le refuge de milliers d’oiseaux migrateurs, mais aussi de la plus grande colonie française de phoques.

La réserve naturelle nationale de la baie de Somme

Elle s’ouvre sur la Manche, entre la pointe de Saint-Quentin-en-Tourmont (nord) et celle du Hourdel (sud). La réserve est l’un des espaces les plus protégés de France. Outre les oiseaux, comme la spatule blanche qui choisit ce site pour se reproduire, ce lieu est le refuge de plusieurs centaines de phoques : les veaux marins et les phoques gris. Les premiers, dont le pelage aux nuances de gris est tacheté de noir, s’accouplent en septembre pour des naissances en été. La réserve est alors confrontée à un réel défi : l’afflux touristique pendant la période estivale est de plus en plus perturbant pour ces animaux. En effet, s’ils se sentent dérangés, les veaux marins n’hésitent pas à quitter les bancs de sable en abandonnant derrière eux leurs petits. De leur côté, les phoques gris ne se reproduisent pas dans la réserve. Vous les verrez à marée basse. Une distance d’au moins 300 m est exigée. Jumelles recommandées ! Des visites guidées sont organisées dans la réserve.

Le parc ornithologique du Marquenterre

Situé au cœur de la réserve naturelle de la baie de Somme, ce parc de 200 ha est réputé pour accueillir des milliers d’oiseaux, pour la plupart migrateurs. En provenance du nord de l’Europe, échassiers, hérons cendrés, avocettes, barges à queue noire, bernaches nonnettes et bien d’autres espèces – plus de 300 – prennent leurs quartiers dans un paysage constellé de marais, de forêts et de dunes. Ces oiseaux suivent un calendrier précis qui se répète d’année en année. Hormis trois parcours balisés, il existe une douzaine de postes d’observation pour les apercevoir à bonne distance, sans toutefois les déranger. En période hivernale, des centaines de canards viennent se poser. Au printemps, vous pourrez observer la couvaison, l’éclosion et l’élevage des oisillons de différentes espèces. Octobre est la période durant laquelle le plus grand nombre de volatiles, comme les passereaux, survolent le parc. Toutes sortes d’activités sont proposées. Des guides naturalistes vous apprendront à identifier les espèces, à décrypter certains chants ou à comprendre la façon dont les oiseaux évoluent dans le ciel. Une découverte passionnante dans un environnement de toute beauté.

Conseils

  • Les plus : des sites naturels exceptionnels. Nombreuses activités proposées. Les guides naturalistes.
  • Les moins : l’affluence pendant l’été.
  • Les précautions : apportez des bottes pour circuler aisément à marée basse
  • Les fêtes : avril : Festival de l’oiseau et de la nature. 1er week-end de juin : Festival des cerfs-volants.

Que voir, que faire en baie de Somme ?

  • Réserve ornithologique de Grand-Laviers : aux portes d’Abbeville, des panneaux pédagogiques s’échelonnent le long du parcours. Idéal avec des enfants.
  • Réserve naturelle de la baie de Somme : location de vélos. Un bon réseau de pistes cyclables.
  • Maison de la baie de Somme et de l’oiseau : carrefour du Hourdel, à Lanchères. Ateliers et sorties organisés.
  • Randonnées équestres : chevauchée en pleine nature sur un cheval henson.

En Bourgogne

Chaque année, mi-septembre, la saison des amours s’annonce avec le brame du cerf qui résonne du fin fond des forêts. Un son profond, un râle, un beuglement… L’animal tout-puissant rée pour attirer la biche et éloigner ses rivaux. Ce moment intense suscite une belle émotion chez ceux qui, tapis derrière un arbre au petit matin, sont tout ouïe pour le cri de la conquête.

Le brâme du cerf

Majestueux, il lève la tête, tend son cou, dresse ses bois en arrière, prêt à émettre un grondement rauque afin d’avertir de sa présence la harde de biches et les daguets. Durant la période du rut, allant de mi-septembre à mi-octobre, les biches sont réceptives. Elles sont fécondes sur une période très courte, environ une journée, alors que les mâles peuvent s’accoupler pendant plusieurs semaines. Ils deviennent alors très territoriaux. Les jeunes en quête de leur première harde mettent à l’épreuve les plus anciens, qui feront tout pour sauvegarder la leur. Le brame a pour but d’intimider les “intrus”. Un premier défi sonore avant de passer à un éventuel combat. Les jeunes cerfs auront alors bien du mal à s’imposer. Il arrive parfois que l’issue du duel soit fatale pour l’un d’entre eux. Cette période de rut est exténuante pour un mâle : outre les accouplements avec les femelles réceptives, il doit protéger toute sa harde et éloigner les adversaires, et ce, jour et nuit. Le plus grand ongulé de France, qui peut peser jusqu’à 230 kg, perd entre 15 et 20 kg une fois le rut terminé ! Mais, devenu vulnérable, il risque de voir un jeune mâle prendre sa harde.

Pour vivre l’expérience du brame du cerf, vous devrez vous enquérir de la période exacte. Une forte chaleur en été peut entraîner une période de rut plus tôt en septembre. Il est bien sûr possible de s’aventurer seul ou en famille en forêt. L’important est de s’y rendre très tôt le matin ou tard le soir. Le silence est une règle d’or et patience et discrétion sont les maîtres mots. Il ne fait aucun doute que vous entendrez le brame, mais vos chances d’apercevoir les animaux à la lisière des bois sont plus incertaines. Dans tous les cas, vous passerez un week-end merveilleux dans la beauté automnale de la Bourgogne. Les massifs de Boux-Limanton, dans le Morvan, la forêt des Bertranges, au cœur de la Nièvre, ou les forêts domaniales de l’Yonne font partie des lieux à découvrir. N’hésitez pas à contacter les offices du tourisme de la région ainsi que l’Office national des forêts. Il existe un grand choix de sorties nocturnes organisées. Les naturalistes auront beaucoup d’histoires à vous raconter et, surtout, ils vous donneront des explications sur ce spectacle naturel et vous apprendront aussi à voir sans être vu.

Conseils

  • Les plus : la beauté automnale de la région.
  • Les moins : une courte période qui attire de plus en plus de touristes.
  • Les précautions : assurez-vous de porter des vêtements sombres. Apporter des jumelles et de l’eau. Évitez de prendre des photos avec un flash.
  • Les fêtes : août : Nuit internationale de la chauvesouris à Arcy-sur-Cure, dans l’Yonne (www.shna-autun.net). Mai : Fête de la nature. Mai-juin : semaine du développement durable.

Que voir, que faire en Bourgogne ?

  • Fermes écologiques : dans toute la région, il existe des fermes à visiter avec des enfants.
  • Parc naturel de Boutissaint : situé à 9 km à Treigny en Puisaye, dans l’Yonne. Sorties organisées pour le brame du cerf. Autres animaux présents sur 400 ha (sangliers, daims, mouflons…).

En Bretagne

Ouessant, l’île sentinelle, évoque un “bout du monde”. Falaises déchiquetées par les flots, paysages de landes et de bruyères sont battus par des vents entêtants. La puissance des éléments n’est pas un vain mot sur cette petite terre bretonne, située à l’extrême ouest de la France, entre la Manche, la mer d’Iroise et l’océan Atlantique. Autre paradis pour les oiseaux : l’archipel des Sept-Îles, au large de la côte nord de la Bretagne. Un véritable enchantement, loin de toute effervescence.

L’île d’Ouessant

Autrefois théâtre de nombreux naufrages, souvent prise sous des tempêtes spectaculaires, Ouessant est résolument sauvage. Pour les ornithologues, l’île, réserve de biosphère de l’Unesco, est une Mecque. Elle est un site important de nidification pour des colonies d’oiseaux marins, comme le cormoran huppé, le macareux moine ou le goéland, si caractéristique avec sa touche de rouge sur le bec. Elle constitue également une pause automnale pour de nombreux volatiles migrateurs venus d’Europe du Nord. Quelque 400 espèces élisent domicile de façon temporaire ou sédentaire sur cette terre située dans l’archipel de Molène, à 20km du continent. Le Créac’h, l’un des cinq phares qui, de leur faisceau, bercent les nuits ouessantines, serait un point de repère pour les passereaux qui migrent la nuit. Il est possible de faire le tour de l’île à vélo, en une journée. Mais quelques jours sur place permettent de s’immerger dans la vie paisible insulaire. Vous pourrez rencontrer des moutons noirs et, sans aucun doute, des lapins. À différentes saisons, il vous sera possible d’observer des phoques et parfois des grands dauphins, en particulier depuis la côte nord.

L’archipel des Sept-Îles

Grâce à la Ligue protectrice des oiseaux (LPO) ces petits territoires arides (Rouzic, les Costans, Malban, Bono, l’île aux Moines, l’île Plate et les Cerfs) forment une réserve naturelle de 40 ha, la plus importante du littoral français. L’île Rouzic abrite la seule colonie française de fous de Bassan (fév.-oct.). Vous serez témoin du niveau sonore que représentent quelque 18 000 couples sur pattes, réunis au même endroit… Au printemps, toujours à Rouzic, mais aussi à Bono et à Malban, vous aurez le bonheur de rencontrer des macareux moines. Les Sept-Îles sont le seul endroit en France à accueillir des colonies de ces oiseaux marins, considérés comme vulnérables. Depuis l’île aux Moines, vous apercevrez aussi des fous de Bassan et des guillemots de Troïl. Par ailleurs, la réserve compte 40 phoques gris, la deuxième plus grande population après celle de l’archipel de Molène.

Conseils

  • Les plus : une biodiversité unique.
  • Les moins : l’affluence en été. Horaires des traversées soumis aux marées.
  • Les précautions : uniquement deux distributeurs bancaires à Ouessant, fermés le soir. Ne ramassez pas les galets.

Que voir, que faire en Bretagne ?

Réserve naturelle nationale d’Iroise : lieux de reproduction de nombreux oiseaux marins.

En voilier : excursion aux Sept-Îles à bord du Saint-Guirec, voilier traditionnel. Départ depuis Perros-Guirec.

Maison de la réserve naturelle : station de la Ligue protectrice des oiseaux de l’Île-Grande (Pleumeur-Bodou). Exposition sur l’écosystème de Sept-Îles et images des fous de Bassan, en direct de Rouzic.

En Camargue

Pays battu par le mistral et le vent marin, “île” où se mêlent marécages et étangs, la Camargue est un écosystème complexe entre les bras du Rhône et la Méditerranée. Un tiers de ce territoire est sous la protection d’un parc naturel régional qui couvre 75 000 ha. En Camargue, les chevaux et les taureaux sont élevés en semi-liberté, alors que des milliers de volatiles sauvages déploient leurs ailes au gré des saisons. Des tortues s’y prélassent et les libellules pullulent. Les moustiques aussi.

Le parc ornithologique du Pont-de-Gau

Ici, les oiseaux vous invitent dans leur intimité. Un monde naturel de 60 ha où des sentiers vous mènent le long de roselières, d’étendues verdoyantes, de “roubines”(terres marneuses) et de marais sur environ 7 km. Cette partie de la Camargue est peuplée d’oiseaux sédentaires et d’autres qui ne font que passer. Selon les espèces, de mai à octobre, le parc devient une aire de repos prénuptiale pour les volatiles lancés dans leur périple du nord de l’Europe vers le sud. La spatule blanche ou le milan noir s’agitent alors entre ciel et eau. Les espèces de hérons, passereaux, rapaces et petits échassiers restent nicher. Il est possible d’observer une grande quantité d’oiseaux toute l’année, dont les flamants roses, pour certains sédentaires. Des panneaux pédagogiques, très bien conçus, permettent de mieux appréhender l’avifaune. Le parc se visite à pied.

L’étang de Vaccarès

La “Grand Mar” est bien entourée. Elle se niche entre le Petit Rhône, le Grand Rhône et la mer Méditerranée. Cet étang de 12 km de long est l’habitat par excellence des flamants roses qui peuvent se compter en dizaine de milliers l’été. Symbole de la Camargue, cet échassier se complaît dans les eaux saumâtres où abonde sa nourriture. Le delta constitue son unique lieu de reproduction en Europe. Afin de profiter au mieux de la vue sur l’étang, parcourez-le dans le sens des aiguilles d’une montre. Autre lieu de prédilection des flamants roses, l’étang du Fangassier est remarquable.

Les marais du Vigueirat

Cette réserve, à la croisée de la plaine de la Crau et du delta du Rhône, est très riche. Des milliers d’oiseaux nichent sur cette terre où les milieux naturels abritent marais, bois, roselières et étangs. Hérons, grandes aigrettes, et aigles Bonelli font partie des 290 espèces répertoriées, dont un grand nombre se posent ici durant la période d’hivernage.

Conseils

  • Les plus : région très accessible.
  • Les moins : la profusion de moustiques de mai à octobre. Surtout en été.
  • Les précautions : les animaux domestiques ne sont pas admis dans le parc.
  • Les fêtes : mai-juin : Festival de la Camargue et du delta du Rhône, Port-Saint-Louis-du-Rhône.

Que voir, que faire en Camargue ?

  • Réserve naturelle des marais du Vigueirat : visites guidées, notamment sur le thème des libellules.
  • Musée de la Camargue : dans une ancienne bergerie, à 10 km d’Arles, sur la route des Saintes-Maries-de-la-Mer.
  • Réserve naturelle régionale du Scamandre : pour les hérons et les ibis falcinelles.
  • Balades équestres : sur les plages ou dans les plaines camarguaises. Très faciles à organiser.

Dans les Pyrénées

La beauté naturelle de cette chaîne montagneuse impose l’humilité. Majestueuse, cette barrière, à l’orée de l’Espagne, s’étire sans discontinuité entre la Méditerranée et l’Atlantique sur quelque 440 km. Elle abrite en son sein le parc national des Pyrénées, un refuge pour 75 espèces de mammifères et de nombreux oiseaux qui affectionnent les falaises lors de leur nidification. La belle saison est l’occasion de se laisser surprendre par des créatures à l’état sauvage.

Le parc national des Pyrénées

En été, à quelque 2 500 m d’altitude, guettez les isards, cousins plus petits des chamois alpins. Emblématique du parc, cet ongulé très agile, doté de petites cornes recourbées vers l’arrière, est un virtuose de l’escalade. C’est parce qu’il était menacé d’extinction dans les années 1950, que le parc fut créé. Vous l’observerez assez facilement près du lac d’Estaens, en vallée d’Aspe, ou dans le haut-Ossau, dans le Béarn.

Plus rare, le mouflon, originaire de Corse, a été introduit dans les Pyrénées il y a une cinquantaine d’années. Animal trapu, le mâle est affublé de cornes épaisses enroulées en spirale vers l’arrière. Impossible de le confondre avec l’isard. Vous pourrez rencontrer des groupes de mouflons, de taille plus ou moins importante, dans les massifs de Pibeste, du Carlit et de Saint Barthélemy.

S’il est un animal que les enfants adorent rencontrer, c’est bien la marmotte. Courte sur pattes et dotée d’une petite queue noire, elle aime les pentes ensoleillées. Craintive, elle pousse des cris sonores en cas de danger, pour avertir sa famille qui pourra ainsi se réfugier dans son terrier, niché au creux des pierres, et disparaît en un instant.

Si vous scrutez le ciel des vallées béarnaises, vos yeux ébahis rencontreront peut-être un aigle royal, à l’allure toute-puissante. Ce rapace menacé fait l’objet d’une protection particulière. C’est un privilège de pouvoir admirer ce fabuleux roi céleste qui nidifie dans des escarpements inaccessibles.

Autre emblème du parc, menacé d’extinction, le coq de bruyère ou grand tétras, est particulièrement méfiant et ne se laisse guère apercevoir facilement. Ce grand oiseau aux yeux ourlés de rouge est réputé pour ses parades nuptiales très sonores. Il vit bien caché dans les forêts de conifères.

Il est aussi des espèces que vous ne pourrez sans doute pas rencontrer, mais imaginer qu’elles sont là quelque part sur votre chemin est, en soi, un moment de bonheur. Ce sera sans doute le cas du desman des Pyrénées (taupe aquatique), et, bien sûr, des ours, dont il existe 40 individus, majoritairement originaires de Slovénie. Accompagné d’un guide naturaliste, vous multiplierez vos chances de repérer des traces animales.

Conseils

  • Les plus : le grand dépaysement et la liberté de circuler.
  • Les moins : la promiscuité et le coût des refuges en été.
  • Les précautions : prévoyez les hébergements à l’avance en été.
  • Les fêtes : mai : Fête de la nature. Juillet-août : Festival de Gavarnie.

Que voir, que faire dans les Pyrénées ?

  • Maison du parc national de Gavarnie : une documentation riche sur les animaux. Projections de films sur la faune.
  • Réserve naturelle de la vallée d’Eyne : observation de la migration des oiseaux avec un ornithologue professionnel (août-sept.).
  • Parc animalier des Angles : les animaux y vivent en semi-liberté dans un espace naturel (ours, cerfs, daims, sangliers, mouflons, loups, marmottes…). Ce n’est ni un zoo ni une réserve.
  • Parc animalier des Pyrénées : des animaux comme le loup gris séjournent ici avant d’être relâchés dans la nature.

Une autre planète

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