Voyage : 9 bons plans pour se déplacer moins cher

Votre budget auto est exorbitant ? Et le train reste trop cher ? Pas de panique ! En utilisant la voiture autrement, en comparant les tarifs et en jonglant avec les modes de transport, on peut réduire l’ardoise.

Restez informée

Alors que la ristourne sur le carburant n’est plus d’actualité, que le prix des billets de train de la SNCF et celui des avions augmente, difficile de choisir le moyen de locomotion le moins cher. Heureusement, il existe des trucs et astuces pour réduire la facture et ne pas trop impacter notre porte-monnaie.

Train : je scrute les tarifs des concurrents de la SNCF

Le prix d’un billet de train SNCF vous paraît trop élevé ? Regardez du côté des sites concurrents ! Ces derniers s’appellent Trainline, Omio, Kombo ou encore Tictactrip. Ils mettent en ligne des billets SNCF mais également de compagnies européennes qui circulent sur le réseau français (l’Allemande Deutsche Bahn, l’Espagnole Renfe, la Belge SNCB…). Prenons l’exemple d’un trajet Paris-Lyon, la ligne à grande vitesse la plus empruntée d’Europe, dixit la SNCF. En réservant un mois à l’avance (pour un départ un vendredi à 9 heures du matin), on peut dénicher un billet de la compagnie italienne Trenitalia au prix attractif de 29 euros sur un site concurrent de la SNCF.

Le conseil en plus. Sur SNCF Connect, pour obtenir le même tarif ou payer moins cher, il faudra partir ou arriver dans une gare secondaire, éloignée du centre-ville, ou changer d’horaire.

Je me lance dans l’autopartage de véhicules

Selon des chiffres de l’Agence de la transition écologique (Ademe) publiés en 2021, le coût d’une voiture tout compris s’élève en moyenne à 5.000 euros par an. Une estimation à revoir à la hausse en 2022. D’où l’intérêt de l’autopartage, qui consiste à disposer d’un véhicule, essence ou électrique, au sein d’une flotte en libre-service, accessible 24 h/24. Selon le réseau coopératif Citiz, l’un des acteurs du secteur, l’autopartage est plus économique si on n’utilise pas la voiture tous les jours et si on parcourt moins de 10.000 km par an. En pratique, soit la voiture est prise et ramenée au même point (autopartage en boucle), soit sur le parking de son choix (en free floating ou « sans station »). Même s’il reste encore concentré sur la capitale (Ubeeqo d’Europcar, Free2Move de Stellantis, Zity de Renault…), l’autopartage prend son essor en région, notamment avec Citiz et Getaround (qui met aussi à disposition des véhicules entre particuliers). Retrouvez les offres près de chez vous via la carte interactive de l’Association des acteurs de l’autopartage.www.asso-autopartage.fr/carte-interactive

Le conseil en plus. Les collectivités locales se lancent aussi dans l’autopartage : Moov’ngo, au Mans, dans la Sarthe, ou Lulu-Autopartage, à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle.

Je passe par une application de location de voitures entre particuliers

Depuis la Covid, le nombre de véhicules disponibles à la location a chuté et les tarifs ont flambé. Pour des prix plus raisonnables, on consultera les plateformes de location de voitures entre particuliers comme Getaround (ex-Drivy), OuiCar ou encore Roadstr. « En moyenne, nous sommes de 15 à 20 % moins chers que les enseignes », évalue Matthieu Bouchaud, en charge des relations publiques de Getaround. Pour prendre possession du véhicule, on convient d’un rendez-vous avec son propriétaire. Les services « Connect » de certains opérateurs permettent également d’en prendre possession à l’aide de son smartphone et d’un boîtier embarqué dans le véhicule, sans avoir à se rencontrer.

Le conseil en plus. Si vous décidez de réserver quand même auprès d’une enseigne, épluchez les offres sur les comparateurs type Carigami ou Liligo pour limiter la dépense.

Trajets interrégionaux : je renonce aux trains à grande vitesse

Opter pour le train express régional, ou TER, induit un voyage un peu plus long qu’en TGV, mais beaucoup moins coûteux. Pour un trajet donné, le nouveau site national SNCF Connect affiche l’offre en train à grande vitesse (Inoui ou sa version low cost Ouigo) et celle en TER, ce qui permet de comparer. Le même jour, un Paris-Tours coûtera 19 euros en TER pour un trajet de 2 h 02, contre 24 euros pour le premier prix Inoui (avec une durée de 1 h 40). Mais pour bénéficier de l’ensemble des promotions locales, mieux vaut consulter l’un des 11 sites SNCF TER (auquel s’ajoute le réseau Transilien en Île-de-France).

Le conseil en plus. Début 2022, Ouigo a lancé son programme « Ouigo Train Classique », avec des billets de train qui coûtent au maximum 30 euros. Pour l’instant, cela concerne des parcours sur deux lignes. Elles relient l’Île-de-France d’une part à Nantes et d’autre part à Lyon, via des villes de taille moyenne. Pour notre Paris-Tours, il fait mieux que le TER avec un billet à 16 euros.

Avion : je compile les offres des comparateurs

Trouver un billet d’avion au meilleur prix nécessite d’y consacrer du temps. Pour commencer, il faudra passer au crible les propositions des comparateurs en ligne comme Kayak, Opodo, Liligo, Skyscanner… Il est également recommandé de surfer sur les sites des agences de voyages en ligne qui vendent aussi des vols secs, à l’image de Go Voyages, Expedia, Lastminute… Ne pas oublier non plus les agences physiques de proximité (si, si, il en reste !) avec parfois des possibilités de paiements échelonnés.

Le conseil en plus. Au cas par cas, après avoir fait ses repérages auprès des comparateurs ou agences en ligne, on peut faire de bonnes affaires en achetant directement auprès d’une compagnie aérienne low cost (EasyJet, Ryanair, Transavia…) ou régulière.

Je partage mes frais de déplacement grâce au covoiturage

Pourquoi ne pas mutualiser le coût du carburant et des péages en prenant un passager à bord ? BlablaCar reste l’acteur incontournable du covoiturage. Mais aujourd’hui des plateformes concurrentes se positionnent sur ce créneau avec d’autres modèles économiques, comme Laroueverte.com ou la coopérative Mobicoop.fr. Toutes deux mettent en avant l’absence de commissions facturées au passager.

Le conseil en plus. Le covoiturage se décline aussi au quotidien pour les trajets domicile-travail via des applications comme Karos ou Klaxit mais aussi les versions dédiées de BlaBlaCar ou Mobicoop. Avec des gains substantiels. Selon l’Ademe, un salarié qui covoiture tous les jours sur 30 km, en alternance avec un collègue, économise près de 2.000 euros par an.

Je traverse la France avec une location de voiture à 1 euro

Des sociétés proposent aux particuliers de conduire les véhicules d’enseignes de location ou de concessionnaires d’un point à un autre du pays… pour 1 euro l’aller simple, hors frais de péages et de carburants. Seule limite : selon les périodes de l’année et le parcours souhaité, il sera plus ou moins aisé de trouver son bonheur. Deux start-up sont en pointe dans ce secteur : DriiveMe et Hi flow (anc. LuckyLoc – Expedicar), mais aussi de gros acteurs comme Europcar.

Le conseil en plus. Ce bon plan fonctionne également pour se rendre à l’aéroport puisque les loueurs doivent aussi y rapatrier des véhicules.

Je ne suis pas pressé(e), je choisis le bus

Pour les longs trajets, le bus est imbattable ! Un Paris-Lyon réservé un mois à l’avance peut débuter à 9,99 euros contre 29 euros pour le premier prix en train grande vitesse. Mais le voyage dure environ 6 heures… contre 2 heures en train. Sur son site Internet, carte interactive à l’appui, FlixBus, l’une des enseignes en jeu, promet 100 destinations possibles. BlaBlaCar Bus, son principal concurrent, revendique, quant à lui, la desserte de 10 pays.

Le conseil en plus. Combiner bus et bicyclette sur un même trajet, c’est possible quand les bus sont équipés d’un porte-vélos. Flixbus, par exemple, facture 9 euros le transport d’un vélo.

Pour de courtes distances, j’opte pour le vélo

Sur des trajets du quotidien, le vélo s’avère très compétitif par rapport à la voiture. D’après l’Ademe, pour un trajet de 10 km par jour, la dépense est divisée par dix à vélo. Si on opte pour du neuf, l’État octroie une aide baptisée « bonus vélo » ou « bonus écologique », sur critères de ressources et pour les personnes en situation de handicap. Son montant s’échelonne entre 150 à 2.000 euros, selon le type de cycles (classique ou à assistance électrique, prévu ou non pour le transport de personnes ou de marchandises, etc.). Les demandes sont à déposer sur primealaconversion.gouv.fr. On précisera que certaines collectivités locales proposent également des financements. Quant à l’employeur, il peut accorder un forfait « mobilités durables » jusqu’à 800 euros par an pour encourager les déplacements à vélo (également le covoiturage ou la location d’un véhicule).

Le conseil en plus. Pensez également à la trottinette pour des trajets en ville de 1 à 2 km, conseille l’Ademe, seule ou en complément d’un autre moyen de transport.

Source: Lire L’Article Complet