Vingt virtuoses de la baguette s’affrontent au 57e concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon

Malgré la pandémie, qui a empêché certains candidats de se rendre aux pré-sélections à Besançon, Paris, Berlin, Pékin et Montréal, les phases finales du prestigieux concours de jeunes chefs d’orchestre ont débuté dans la cité bisontine depuis le 13 septembre. Sur près de 300 candidatures en début d’année, 176 jeunes femmes et hommes de moins de 35 ans (c’est la règle) ont finalement pu se présenter aux pré-sélections, in situ ou en visio pour les sessions de Pékin et Montréal.

Dix nationalités représentées

Seuls vingt d’entre eux sont arrivés en phases finales. Chacun avec sa personnalité, sa sensibilité et seulement quelques minutes pour convaincre le jury en dirigeant un orchestre de professionnels. “On sent une vraie différence de gestique, de communication, et chacun a ses propres outils pour communiquer avec nous“, explique Mathieu Anguenot, corniste à l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté que les candidats doivent diriger durant ces deux jours, à raison d’un passage de quinze minutes. Au programme pour le premier tour, des extraits des symphonies n°90 et 103 de Joseph Haydn. Deuxième tour ce mardi 14 septembre avec des extraits de la Sinfonietta de Francis Poulenc.

Sur ces vingt candidats et candidates (elles sont cinq cette année, une de plus qu’en 2019), représentant dix nationalités, seuls huit seront sélectionnés pour les demi-finales qui se dérouleront également en deux tours le mercredi 15 septembre. Face à eux, l’Orchestre national de Lyon, qu’ils dirigeront sur des pièces de Mendelssohn puis Mozart. La finale, elle, se déroulera samedi 18. Les huit membres du jury, départageront les trois derniers candidats retenus lors d’une finale symphonique durant laquelle ils devront diriger l’ONL sur une pièce de Jean Sibelius, mais aussi une création mondiale, commande du festival de Besançon, de Camille Pépin intitulée Aux confins de l’orage.

On regarde beaucoup de choses, mais on ne sait pas, car c’est très mystérieux un chef d’orchestre, on ne sait pas comment ça fonctionne. Evidemment il y a une technique, des capacités ; mais il y a aussi le charisme, le regard, le geste, tout ça est très très complexe.

Chef d’orchestre, membre du jury et lauréat du concours en 1972

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