Tout savoir sur l'éco-score qui mesure l'impact environnemental des produits de consommation

Appelé à devenir obligatoire, l’affichage environnemental des produits de consommation fait son apparition en ligne.

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Mesurer l’impact environnemental global des produits que nous achetons, de leur production à leur consommation finale, afin de nous aider à orienter nos choix, c’est le but de l’éco-score, un nouvel indicateur déjà disponible sur de nombreux produits alimentaires, et appelé à se généraliser à la plupart des biens de consommations.

Une obligation enfin posée par la loi

Adoptée en février 2020, la loi Anti-gaspillage et pour l’économie circulaire avait validé le lancement d’une expérimentation d’un éco-score, pour certains produits et sur une base volontaire. Depuis, la loi Climat du 22 août dernier est allée plus loin, en posant le principe d’un affichage environnemental obligatoire pour la plupart des produits de consommation.

Une analyse complexe

Toutefois, la mise en œuvre de cette mesure va prendre un certain temps, jusqu’à 5 ans pour les secteurs les moins avancés. Pour évaluer l’impact environnemental d’un produit « du berceau à la tombe », autrement dit de la production des matières premières au recyclage des déchets finaux, il faut en effet réaliser une analyse du cycle de vie (ACV), selon une méthodologie définie par des normes internationales.

Alimentation, des infos déjà disponibles

Devançant la loi, un collectif composé d’entreprises engagées, d’associations et d’applications citoyennes (Open Food Facts, Yuka, ScanUp, La Fourche, Seazon, Etiquettable…) a lancé, au début de cette année, son propre Eco-score. Sur leurs sites et applications mobiles, ce nouvel indicateur, présenté comme expérimental, s’affiche sous forme d’une notation de A à E, apposée sur une feuille colorée du vert au rouge, à l’image du code couleur déjà adopté par le Nutri-score.

Cycle de vie, labels, biodiversité…

Cet indicateur se fonde sur les données des analyses des cycles de vie réalisées par l’Agence de la transition écologique (Ademe) et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Il prend également en compte les éventuels labels de qualité (bio, commerce équitable, label Rouge, etc.), l’origine des ingrédients, l’impact des cultures et élevages sur la biodiversité… Noté sur 100, le score final de chaque produit est ensuite synthétisé par l’attribution d’une note de A à E.

Des notes à retrouver en ligne et sur mobile

En surfant sur les sites et applis des acteurs concernés, il est donc d’ores et déjà possible de mesurer l’impact de nos achats alimentaires, et pourquoi pas d’orienter nos choix en conséquence parmi les dizaines de milliers de références évaluées. L’initiative a retenu l’attention de la grande distribution. Ainsi, Carrefour expérimente pour la vente en ligne (livraison ou drive, Carrefour.fr) l’affichage de l’Eco-score tel que défini par Open Food Facts et ses partenaires.

La cosmétique se lance

Dans la foulée de la loi Climat, d’autres acteurs ont décidé de s’orienter dans la même direction. Ainsi, dans le secteur de la cosmétique, les groupes Henkel, L’Oréal, LVMH, Natura&Co et Unilever ont annoncé il y a quelques semaines leur collaboration en vue de développer un système de notation de l’impact environnemental de leurs produits. Une façon, pour ces entreprises, de prendre date en vue sans doute de proposer une méthodologie conforme à l’esprit de la loi.

Des produits déjà notés

De leur côté, les laboratoires Pierre Fabre ont présenté, il y a quelques semaines, le Green Impact Index, un indicateur maison destiné à noter les produits des marques du groupe, de A à D, sur la base d’une vingtaine de critères sociaux et environnementaux. Une démarche dont la méthodologie a été validée par l’Agence française de normalisation (Afnor). 20% des produits devraient être évalués avant la fin de l’année, et le groupe s’apprête aussi à rejoindre les autres entreprises du secteur, afin d’élaborer un système de notation commun.

Cinq années pour aboutir

Enumérés par un décret à paraître, les secteurs concernés par le nouvel étiquetage obligatoire ont 5 ans pour définir les bonnes méthodes de calcul de l’Eco-score et proposer une présentation compréhensible par tous les consommateurs. Alimentation, textile-habillement, ameublement, hôtellerie et électronique : ces secteurs prioritaires ont 6 mois pour s’attaquer à ce chantier.

Un exemple d’Eco-score : le Muesli bio aux fruits de la marque Bjorg

Conditionné en sachet de 375g.

  • L’Eco-score mis au point par Open Food Facts évalue l’impact environnemental d’un produit au cours de son cycle de vie, selon 13 indicateurs : culture des composants, lieux et modes de production et transformation, transport, consommation, etc.
  • Certifié bio, ce muesli bénéficie d’un bonus de 15 points.
  • Son emballage en plastique et l’origine de certains ingrédients de sa composition lui valent deux malus, respectivement de – 10 et – 5 points.
  • Le produit obtient un score final de 90 points sur 100 maxi, ce qui correspond à la note B.

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