Stéphane Allix, victime d’amnésie traumatique après un inceste

Dans son dernier livre, “Nos âmes oubliées”, le journaliste spécialisé dans le paranormal et les questions inexpliquées témoigne d’un parcours personnel si bouleversant qu’il en avait perdu le souvenir pendant plus de 50 ans.

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Porter la plume dans la plaie“. Nulle journaliste n’aura embrassé plus fort la devise d’Albert Londres, l’un des premiers grands reporters de l’histoire de la presse. Stéphane Allix, dans son dernier livre, a enquêté jusqu’aux tréfonds de son âme pour trouver la source d’une noirceur, voire d’une maladie auto-immune. Et ce qu’il a découvert glace le sang.

Mais pour commencer, quelques mots de contexte. Stéphane Allix a commencé sa carrière comme reporter de guerre en Afghanistan, enquêtant sur les trafics de drogue. Une vie menée tambour battant, à la recherche du frisson… jusqu’au jour où il assiste à la mort de son frère dans un accident de voiture sur les routes du désert.

Dès lors, l’enquêteur n’aura de cesse de questionner le sens de la vie, les notions de conscience, en s’appuyant sur des sources solides et recoupées. Fondateur de l’Inress et du remarquable magazine “Inexploré”, il a organisé de nombreuses conférences visant à donner la parole aux chercheurs à la marge, des post-matérialistes portant un regard nouveau sur des questions métaphysiques comme les vies antérieures et la survie de la conscience à la mort physique, le chamanisme et la physique quantique, le pouvoir de l’eau… Aucun des sujets qui fascinent ne lui ont échappé, pas même les OVNI. Dans son dernier Best-Seller, intitulé “Le test“, il donne la parole à des médiums qui entrent en contact avec son père décédé. Les preuves qu’il avance sont bouleversantes et corroborent la récente enquête de Julie Bieschel, cofondatrice et directrice de recherche du Windbridge Institut, diplômée en pharmacologie et en toxicologie de l’université de l’Arizona, qui vient d’apporter la preuve scientifique des capacités des médiums.

Dans “Nos âme oubliées” publié chez Albin Michel, Stéphane Allix témoigne avec courage ainsi qu’une humanité bouleversante de sincérité du chemin qu’il a emprunté pour aller à sa propre découverte. Et c’est sans doute le chemin le plus dur à parcourir pour qui que ce soit. Mais, dans son cas, le parcours est ponctué de rencontres avec des “thérapeutes clandestins pratiquant la thérapie assistée par psychédéliques“. Il ira ainsi à l’étranger pour tester la médecine psychédélique et vivre une séance de psychothérapie accompagnée avec de la MDMA : “Qu’il s’agisse d’ayahuasca, de champignons hallucinogènes ou de tout autre psychédélique, ces substances sont très puissantes et ne doivent en aucun cas être considérées avec légèreté. (…) Mon vrai désir est de vivre l’expérience mystique que décrivent les volontaires ayant participé aux recherches du docteur Carhart-Harris avec la psilocybine. Je veux éteindre mon cerveau et voir si je parviens à aller de l’autre côté.”

Tout en pudeur, nous l’accompagnons lors de ses expériences de transe, au coeur de ses questionnements, de ses rencontres avec des guérisseurs et des médiums, puis au pied de son chêne qui le met sur la voie, et enfin dans l’intimité du cabinet de son épouse qui pratique sur lui un “recouvrement d’âme”. L’enquêteur témoigne de ses questionnements, mais aussi d’époustouflantes synchronicités. Comme cette fois où, en voiture avec sa mère à qui il n’a pas encore annoncé le terrible secret (il y a un pédophile dans la famille qui a abusé de lui toute son enfance), il croise la route d’un camion : “Et là je vois son nom ! Ecrit à cheval sur les deux portes arrières, en grosses lettres capitales : Son nom. Son nom de famille, à Lui. (…) Je suis estomaqué. Jamais je n’ai vu ce nom de famille sur un camion. Jamais. En plus de trente ans de conduite. Et pourtant, au volant, j’ai ce réflexe de lire tous les noms, tous les panneaux, toutes les inscriptions que je croise. (…) Une nouvelle synchronicité qui le laisse sans voix. A quelques kilomètres de la maison. Un camion qui m’oblige à freiner. Qui m’empêche d’avancer. Avec maman à côté. Et moi qui me demande depuis douze jours comment lui annoncer ce que j’ai découvert.”

Pour être troublant et très touchant, cet ouvrage met en lumière un phénomène encore trop méconnu : l’amnésie traumatique. “Je n’ai aucun souvenir de mon enfance. Je n’imaginais pas qu’il soit possible d’effacer à ce point des années entières de ma vie. Ce passe vient pourtant resurgir de la plus inattendue des façons. Tout a commencé quand j’ai découvert les travaux d’un jeune scientifique dont les recherches bouleversent actuellement les neurosciences. J’étais à mille lieues d’imaginer les conséquence d’allaient avoir sur ma vie ces révélations lorsque j’ai décidé de tenter l’expérience interdite.” Ainsi que les liens qui existent entre les maladies de ventre et les traumas de l’enfance : “Dans son livre “Ce que les maux de ventre disent de notre passé“, le docteur Devroede, qui est spécialisé en chirurgie colorectale, détaille la nature des liens qu’il a pu observer, tout au long de sa pratique clinique, entre des abus sexuels dans l’enfance et un ensemble de troubles fonctionnels de l’intestin ; dont la maladie auto-immune dont je souffre. De nombreux cas sont détaillés, et tellement accablants. Je découvre également que si la maladie auto-immune est le dernier signe, et le plus violent, que mon corps m’ait adressé, il y en a eu d’autres avant, bien avant, dès l’enfance.””

L’ouvrage s’achève sur une magnifique leçon d’humanité et de résilience. Par son exemple, Stéphane Allix invite chacun à s’interroger sur son parcours et le sens de sa vie. Pour garder en main les rennes de son destin et choisir plutôt que subir.

“Nous l’avons vu, notre cerveau est un filtre. Il restreint nos perceptions. Ses mécanismes cognitifs liés à notre conscience cérébrale nous protègent, ils empêchent une réalité qui dépasse notre entendement de pénétrer nos organismes trop limités, biologiquement et psychologiquement. En effet, cela nous rendrait fous de tout percevoir. Ainsi, le cerveau réduit et isole un aspect de notre conscience fondamentale, et son activité neuronale construit par-dessus une sensation d’individualité. Cette activité cérébrale nous coupe d’un certain nombre de capacités inhérentes à notre conscience fondamentale, que nous aurions pu conserver si nous avions été éduqués dans ce sens : les capacités extrasensorielles. Avec de l’entraînement ou dans certaines circonstances, percevoir au-delà de l’espace ou temps, interagir avec des entités non physiques est possible. Nous pouvons percevoir plus. »

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