Six astuces pour éviter le stress parental de la rentrée

On a survécu au confinement, au déconfinement et aux vacances d’été. Alors à la rentrée, cette année, le stress ne nous aura pas, c’est promis ! Petits conseils d’experts en slow parenting.

On cultive sa petite écologie

«Alors qu’on lutte contre la surexploitation de la planète, il est temps de se réconcilier avec son « écologie intime », en veillant à ne pas trop en faire — et en n’oubliant pas de cultiver les émotions positives, souligne la coach Nathalie Desanti (1). D’après la neurobiologie, le stress répété équivaut, chez les enfants, à une forme de maltraitance. Il déclenche une sécrétion de cortisol et d’adrénaline qui finit par occuper l’espace réservé à l’apprentissage.»

On médite en famille

On programme des séances de méditation en suivant les conseils de la psychologue Jeanne Siaud-Facchin : «On commence la journée par l’exercice de l’arbre : trois à quatre minutes debout, dos droit, bras le long du corps. On se concentre sur son souffle et sur ce que l’on ressent. On termine la journée par le « scan corporel » – on imagine un faisceau se déplacer sur le corps, de la tête aux orteils, en passant par le ventre, les bras… Les muscles se détendent illico.»

En vidéo, 5 habitudes à prendre pour bien commencer la journée

On pratique le « caregiving »

En n’oubliant pas la communication corporelle. Donner une consigne en touchant l’épaule est plus efficace que s’époumoner à l’autre bout de l’appartement ! «Tous les matins, indique Nathalie Desanti, au lieu de réveiller les enfants en criant « debout ! », je leur masse les pieds, en leur rappelant qu’il fait jour.»

Le podcast à écouter

On adopte les « slow messages »

Cette année, promis, on déconnecte nous aussi des écrans pour être pleinement présents à la maison. On proscrit le harcèlement par SMS («Quand rentres-tu ? Tu n’as pas oublié le cours de judo ?») au profit de slow messages, mots doux qu’on laisse traîner dans leur chambre. «Merci pour ce moment ensemble», «Il va faire frais, pense à ton pull», «Tu fais de sacrés progrès au piano».

« Less is more »

Assez de multiplier les loisirs ! On choisit deux activités extrascolaires : un sport et une activité créative, c’est bien assez. On n’oublie pas les balades en forêt, source de bien-être. Et, en famille, on mitonne des petits plats : la cuisine est un moment exceptionnel de créativité.

On les aide à planifier

Gare à la procrastination ! «Procrastiner, c’est garder au fond de soi un stress et courir le risque de suraccélérer un peu plus tard», alerte Nathalie Desanti. À nous de les aider à planifier leur emploi du temps, à décomposer les gros objectifs en trois petits objectifs, à caler une pause slow (vidéo de trois minutes, guitare…). Après ce temps, le cerveau se mobilise mieux et la concentration est au rendez-vous.

(1) Auteure du roman initiatique Et un jour… j’ai décidé de faire la tortue. Comment le « slow parenting » a changé ma vie… (Éditions Horay).

Lire aussi Vivez une parentalité slow, de Chloé Blin-Maginot (Éditions Leduc.s pratique).

* Initialement publié en août 2019, cet article a fait l’objet d’une mise à jour.

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