Rebecca : pourquoi Anne Marivin a caché ses "doutes" à l’équipe de tournage

Bluffante et magnétique en femme flic brisée par la vie et hantée par ses démons, la comédienne jette le trouble dans les huit épisodes de la nouvelle fiction policière de TF1, Rebecca, dès jeudi 18 novembre à 21 h 05 sur TF1.

Porter une série entière sur ses épaules est-il effrayant ou galvanisant ?

Anne Marivin : Un peu les deux ! La première fois où j’ai lu le scénario, je l’ai fait comme une personne lambda et je suis partie dans toutes les directions, je me suis plantée plein de fois sur l’identité du coupable. Ça m’a excitée, je me suis dit que ça fonctionnait. Ensuite, en tant qu’actrice, cela a été extrêmement stimulant. Le seul doute que j’avais, c’était sur le bien-fondé de s’inspirer d’une fiction qui existait déjà sur Netflix. Mais Didier Le Pêcheur m’a rassurée en disant que ce serait une vraie adaptation. Il a d’ailleurs veillé à réinventer l’histoire à des endroits où il trouvait que ce n’était pas assez exploité dans Marcella, notamment en ce qui concerne son intimité.

Ce rôle a-t-il bousculé la femme et la maman que vous êtes ?

La mère, non, parce que je mets naturellement de la distance entre mon métier et ma vie personnelle sans avoir besoin de le travailler. En revanche, ça a touché la femme et l’actrice car ça m’a permis de trouver un espace de jeu que je n’avais jamais eu… Vu l’importance de mon rôle, il était impératif que je ne prenne pas en otage toute l’équipe de tournage avec mes doutes. Et finalement, ça s’est révélé très libérateur. Avant, je ne me faisais pas confiance. Depuis, je n’aborde plus les plateaux de la même façon. Ça m’a ouvert un champ des possibles que je ne m’autorisais pas encore à envisager jusque-là !

Vous confiez avoir pâti, en début de carrière, de votre "minois sympa". Tous les projets que vous avez acceptés depuis les Ch’tis avaient-ils vocation à casser cette image ?

Oui, très clairement, car j’ai été malheureuse de cette situation. Le physique est notre outil de travail et je ne vais pas me scarifier ou me balafrer pour avoir l’air plus intense. À vingt ans, je savais déjà que je n’étais pas qu’une petite créature mignonne, mais les autres non… Je n’ai pas la chance d’une Corinne Masiero, qui crève immédiatement l’écran quand elle arrive. Ce qui a été salutaire pour moi, c’est de vieillir, parce que plus j’avance dans les années, plus je m’affranchis de ça. Et je sais exactement ce que je suis.

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