Philippe Bas : comment il a rebondi après l’arrêt brutal de Profilage

Enquêteur-plongeur sur une série de crimes inexpliqués dans Mortelles Calanques, un polar palpitant signé Claude-Michel Rome diffusé samedi 5 juin à 21 h 05 sur France 3, l’ex-star de Profilage se lance avec fougue dans de nouvelles aventures.

Quel regard portez-vous sur votre personnage, le lieutenant Bruno Tanguy ? Peut-on dire que c’est un électron libre ?

Philippe Bas : Il y a un peu de ça. Mais Tanguy n’est pas contre la hiérarchie. C’est plutôt quelqu’un qui s’adapte à son environnement. Il a aussi cet aspect taquin, finaud que je trouve intéressant. Il perçoit les blocages émotionnels de sa collègue et il va essayer de l’aider à avancer. Lui aussi a quelques "valises" psychologiques, mais elles sont moins lourdes à porter…

Appréciez-vous que l’on vous propose aujourd’hui davantage de rôles axés sur les performances physiques et le dépassement de soi ?

Sur Mortelles Calanques, j’ai pu tout tourner moi-même, grâce à la confiance que m’a témoignée la production. J’ai passé six heures dans l’eau un jour, quatre heures sous l’eau le lendemain, et c’était très agréable à jouer… J’ai réédité ce genre d’expérience sur Le Saut du diable, qui sera bientôt diffusé sur TF1. C’est une fiction d’aventures qui se déroule à la montagne, avec des scènes de poursuites et des cascades tout du long. C’est un projet que j’ai initié et coproduit. Et à travers lequel je veux offrir un grand bol d’air aux téléspectateurs.

Qu’avez-vous éprouvé à l’annonce de l’arrêt de Profilage ?

Pendant longtemps, on n’a pas su si l’arrêt était temporaire ou pas. Les événements de l’année 2020 ont créé une sorte d’inertie, qui a conduit à ce que finalement la série ne reprenne pas comme elle aurait dû le faire. Le confinement nous a été fatal. Mais quand on a eu la chance comme moi d’évoluer dans Profiage pendant huit ans, on n’a pas vraiment le droit d’être frustré. Ce que je ressens, c’est uniquement de la gratitude envers tout le monde, notamment Shy’m, qui a été extraordinaire. Elle a littéralement porté la dernière saison sur ses épaules.

Estimez-vous néanmoins que ces adieux auraient pu se faire autrement à l’écran ?

Oui, le seul regret que j’ai, c’est justement par rapport au public. Mais je me dis, en fin de compte, que les choses se sont finies comme elles devaient se terminer. Je n’ai aucune amertume. Je vis les choses au présent.

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