Omicron : il toucherait moins les poumons que les autres variants

Alors que le variant Omicron continue sa progression, de nouvelles études sur sa dangerosité voient le jour. L’une d’entre elles vient de révéler qu’il pourrait s’avérer moins dangereux pour les poumons que les autres variants.

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Selon les premières données disponibles, le variant Omicron serait plus contagieux mais provoquerait moins de formes graves du Covid-19. Une étude anglaise, prépubliée le 28 décembre sur la plateforme BioRXiv, a ainsi mis en lumière que le variant découvert en Afrique du Sud semble moins nocif que les autres, notamment pour les poumons. On fait le point.

Le variant Omicron affecterait moins les poumons

Pour parvenir à ce constat, les scientifiques ont infecté des souris avec plusieurs variants du Covid-19, tels que Delta ou encore Omicron. Les premiers résultats sont formels : les rongeurs ayant été contaminés avec le variant sud-africain présentent une « charge virale plus faible dans les voies respiratoires« .

Omicron serait donc moins nocif pour les poumons que les autres variants du Covid-19. Sylvie Briand, directrice du département de la gestion des risques épidémiques à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’a confirmé à nos confrères de Franceinfo : « On a quelques études qui montrent que ce variant se multiplie beaucoup sur les cellules nasales, plutôt que dans le fond des bronches » explique-t-elle.

Omicron : un variant « moins virulent » mais qui se propage très rapidement

Selon elle, cela pourrait expliquer pourquoi Omicron semble être « moins virulent » que les autres variants. L’étude anglaise tend également vers cette conclusion : les souris contaminées à Omicron présentent en effet « des signes cliniques moins graves » que celles ayant été infectées avec d’autres variants.

Omicron semble donc provoquer des formes moins graves du Covid-19. Deux études, l’une écossaise et l’autre britannique, indiquaient que ce variant était associé à une « réduction de deux tiers du risque d’hospitalisation« . Tous ces résultats sont cependant à prendre avec prudence. Sylvie Briand explique en effet qu’Omicron se propage très rapidement : selon les données de Santé Publique France, plus de 62% des tests positifs au Covid-19 montraient « un profil compatible avec le variant Omicron » en début de semaine 52 (du 27 décembre 2021 au 2 janvier 2022). Bien qu’il semble provoquer peu de formes graves, le variant Omicron n’en reste pas moins dangereux : les professionnels de santé insistent donc sur l’importance de la vaccination pour s’en protéger.

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