Marche #NousToutes à Paris : Des heurts éclatent entre les manifestants et les militants identitaires de Némésis

Armé de ceintures et de barres de fer, le groupuscule « féministe identitaire » a fortement perturbé la manifestation. 

Ce week-end, le collectif #NousToutes a organisé plusieurs marches partout en France afin de manifester contre les violences sexistes et sexuelles et « exiger des politiques publiques à la hauteur ». Dans la capitale, ce sont plus de 50 000 participantes et participants – selon le collectif – qui ont défilé sous la pluie pour faire valoir leurs droits. Si la marche pacifique n’avait pas de raison de mal se dérouler, un groupuscule dit « féministe identitaire », baptisé Nemesis, a perturbé la manifestation. Insultes, usage de la violence physique, xénophobie, on fait le point sur les événements de ce week-end.

Comme en 2019, le collectif d’extrême droite Némésis s’est invité dans la manifestation #NousToutes, scandant « On est chez nous! » et arborant des pancartes dénonçant uniquement des agressions qui auraient été commises par des migrants. Le cortège a aussitôt réagi. pic.twitter.com/hbhokttM9Q

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« La haine des femmes n’est pas un enrichissement culturel », « 99 % des Afghans favorables à la charia », « On est chez nous », autant de slogans et banderoles qui ont agacé les dizaines de milliers de personnes qui se sont rendues à la marche de #NousToutes. Si les membres du groupuscule ont été violents verbalement, ils l’ont aussi été physiquement.

De violents affrontements ont suivi. Les manifestants du collectif Némésis (à gauche) portent bâton et ceinture à la main. L’un d’eux frappe avec un potelet métallique. À droite, le cortège scande « Cassez-vous! ». Des projectiles sont lancés de part et d’autre. #NousToutes pic.twitter.com/IFLYtIgZwF

Sur de nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les internautes ont pu voir des membres de Nemesis frapper avec des barres de fer et des ceintures les manifestants. Selon Pierre Tremblay, journaliste pour l’HuffPost, ce groupuscule avait déjà perturbé une manifestation de #NousToutes en 2019. « Quand on balance un poteau de fer de plusieurs kilos sur la tête de quelqu’un , c’est qu’on est conscient et prêt à blesser gravement voir tuer cette personne », a lui dénoncé le journaliste Taha Bouhafs. Le collectif féministe #NousToutes a récemment poussé le hashtag #MeTooPolitique qui a fait beaucoup parler ces derniers jours.

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