Les films à voir au cinéma en septembre 2021

Que va-t-on voir au cinéma en septembre 2021 ? Muni de son pass sanitaire (dans les salles de plus de 50 personnes), on se laisse tenter par le très attendu Dune, le sensuel Une histoire d’amour et de désir, ou l’exaltant Serre-moi fort.

"Dune" de Denis Villeneuve

On n’osait plus l’attendre. Repoussé deux fois à cause de la pandémie de Covid-19, Dune arrive enfin au cinéma le 15 septembre. C’est le film le plus attendu de l’année, avec Mourir peut attendre, le James Bond 25, lui aussi décalé à plusieurs reprises.

Ce remake de Denis Villeneuve (Blade Runner 2089, Premier contact) tente à son tour d’adapter les romans de Frank Herbert, dont le premier est paru en 1965. Un premier film avait été tourné par David Lynch et était sorti en 1984. 

Dans cette fresque de science-fiction colossale située en l’an 10191, l’humanité est régie par l’Imperium, un empire aristocratique qui s’étend sur des centaines de planètes à travers la galaxie. Dans ce monde, le recours à l’intelligence artificielle est bannie, les humains s’étant libérés du joug des machines 10.000 ans auparavant. Différentes maisons se battent pour obtenir le contrôle de la planète la plus dangereuse de l’univers, nommée Dune, aux ressources inestimables pour préserver l’espèce. 

Deux très jeunes vedettes sont à l’affiche de Dune : Timothée Chalamet et Zendaya. 

Dune, de Denis Villeneuve, avec Timothée Chalamet, Zendaya, Oscar Isaac…, en salle le 15 septembre 2021

MG

"Une histoire d’amour et de désir" de Leyla Bouzid

Ahmed, 18 ans, est violemment attiré par Farah, et leur flirt s’échappe bien vite des amphis de la Sorbonne où tous deux étudient la littérature. Elle, Tunisienne fraîchement débarquée en France, est libre, sensuelle et dégourdie. Lui, Français d’origine algérienne, porte une gravité qui tient sans doute à l’histoire de ses parents réfugiés. Deux rapports à l’immigration, à la culture, à Paris ; et au désir surtout.

Une histoire d’amour et de désir, de Leyla Bouzid, avec Sami Outalbali, Zbeida Belhajamor, déjà en salle.

EB

"Tout s’est bien passé" de François Ozon

Adapté d’un livre d’Emmanuèle Bernheim, le nouveau film* de François Ozon signe le grand retour de Sophie Marceau et suit deux sœurs confrontées à la maladie de leur père, et à son souhait d’en finir avec leur aide. Ozon offre cette liberté : au spectateur de se faire son propre avis sur une question délicate. 

Comme avec l’affaire des cas de pédophilie chez les prêtres catholiques dans Grâce à Dieu, le cinéaste s’empare d’un nouveau thème sociétal qui fait débat : la fin de vie et le suicide assisté. Mais Ozon ne cherche pas le clash. Au contraire, la guerre de tranchée idéologique relayée par les médias se dissout dans un casse-tête familial profondément humain. Un drame nuancé, cocasse et tragique.

EB

Tout s’est bien passé de François Ozon, avec Sophie Marceau et André Dussollier, en salle le 22 septembre 2021

"Le genou d’Ahed" de Nadav Lapid

Dans le désert de l’Arava, Y, un cinéaste israélien en plein deuil, est invité à la projection de l’un de ses films. Une expérience en apparence banale, qui va devenir au contact de Yahalom, la fonctionnaire au ministère de la Culture responsable de l’évènement, un symptôme des paradoxes de la liberté d’expression en Israël.

Autoportrait sans concession – parfois excessif mais visuellement virtuose – du réalisateur et de son pays, ce Prix du jury du Festival de Cannes est aussi l’hommage émouvant d’un fils à sa “mère morte”.

VC

Le genou d’Ahed, de Nadav Lapid, avec Avshalom Pollak, Nur Fibak. En salle le 15 septembre.

"Serre-moi fort" de Mathieu Amalric

Une nuit, une femme quitte sa famille. Son mari dort, son fils aussi. Seule sa fille l’observe un peu hagarde, depuis son lit, abandonner le domicile familial. Mais cette fuite en est-elle vraiment une ? Est-ce la réalité ou un simple fantasme ?

Tout en ellipses et faux-semblants, le dernier film de Mathieu Amalric nous parle des gouffres de la perte et de leur consolation par l’imaginaire avec une douceur lumineuse. Un drame poignant et pudique porté par l’interprétation magnétique de Vicky Krieps.

VC

Serre-moi fort, de Mathieu Amalric, avec Vicky Krieps, Arieh Worthalter, Vincent Lacoste. En salle le 8 septembre.

"Guermantes" de Christophe Honoré

Christophe Honoré et la troupe de la Comédie-Française étaient en pleine répétition d’une adaptation théâtrale de Marcel Proust lorsqu’est apparu le Covid. Comme de nombreux artistes, ils ont dû suspendre leur travail.

Guermantes est une réponse au vide, le film antidote contre le virus du désœuvrement, à travers l’occupation d’un théâtre par une joyeuse bande d’acteurs non résignés. Un essai libre, gai, improvisé, qui célèbre l’amitié dans le travail, et toujours d’actualité !

EB

Guermantes, de Christophe Honoré, avec la troupe de la Comédie-Française. En salle le 29 septembre. 

"L’Origine du monde" de Laurent Lafitte

Dans cette comédie décalée, Jean-Louis (Laurent Lafitte) se retrouve cliniquement mort, mais encore bien vivant. Son coeur ne bat plus, pourtant, il est toujours parmi les siens. Personne ne trouve d’explications, pas même son ami vétérinaire (Vincent Macaigne). 

Pour déjouer ce maléfice, une gourou (Nicole Garcia) recommandée par son épouse (Karin Viard), lui dit de se tourner vers sa mère (Hélène Vincent), plus précisément, son vagin…

Il s’agit de la première réalisation de Laurent Lafitte, et une adaptation de la pièce de Sébastien Thiery. 

MG

L’Origine du monde, de Laurent Lafitte, avec Laurent Lafitte, Karin Viard, Vincent Macaigne. En salle le 15 septembre

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