La veuve du patron de Volkswagen a accepté une "clause de célibat" pour pouvoir toucher son héritage

Ursula Marianne Piëch, quatrième et dernière épouse de Ferdinand Piëch, décédé le 25 août, devra renoncer à son héritage d’1,1 milliard d’euros si elle souhaite se remarier un jour. L’ancien président de Volkswagen lui a en effet fait signer une "clause de célibat".

“Jusqu’à ce que la mort nous sépare”, et au-delà. Dimanche 25 août est décédé Ferdinand Piëch, à l’âge de 82 ans. L’ingénieur autrichien a été le président historique de la marque automobile Volkswagen, fondée par son grand-père, de 1993 à 2015.

Le capitaine d’industrie, qui était surnommé “le vieux” en interne, écrit Libération en 2012, laisse derrière lui sa quatrième épouse, Ursula Marianne Piëch, 63 ans, et douze enfants, dont trois avec elle, et deux nés de liaisons. 

“Sa seule personne de confiance”

L’estimant seule capable de garantir l’unité financière de la famille, Ferdinand Piëch avait placé sa dernière épouse, qu’il surnommait “Uschi”, à la tête du conseil de surveillance de Volkswagen en 2012.

“La seule personne en qui il avait confiance”, selon Les Échos, l’ancien patron en a aussi fait sa seule héritière, pour un héritage astronomique d’1,1 milliard d’euros, selon les estimations de la presse allemande.

La fortune ou le mariage

Mais lui donner des postes importants ne suffisait pas. Pour s’assurer encore plus que sa dernière bien-aimée ne décide pas de refaire sa vie et donc, mettre en péril cet équilibre familial garantissant, à ses yeux, la viabilité de l’entreprise, l’ancien patron lui a inclus “clause de célibat” dans son testament. C’est ce que révèle le quotidien allemand Bild.

En clair : pour percevoir son héritage, Ursula Marianne Piëch a dû renoncer à la possibilité de se marier un jour. Elle perdrait également la présidence des deux fondations gérant la fortune du clan, et le siège qui lui a été donné aux sièges consultatifs des deux entités. 

Le couple était marié depuis 1984. Deux ans plus tôt, Ferdinand Piëch avait embauché sa future quatrième épouse, alors directrice d’un jardin d’enfants, en tant que gouvernante pour ses enfants. Lui-même était alors marié à sa troisième épouse. 

Reste à voir si “Uschi” estimera pour le restant de ses jours que les calculs sont bons. 

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