La bretzel bientôt au patrimoine mondial de l’Unesco ? L’Alsace dit oui
  • Et si la bretzel (on peut aussi dire le) entrait au patrimoine mondial immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ? C’est l’idée de l’Allemagne.
  • En Alsace, cette initiative réjouit. « Tout ce qui peut protéger l’identité d’un patrimoine gastronomique est bon à prendre », anticipe José Arroyo, président de la fédération des boulangers du Bas-Rhin.
  • L’origine de la bretzel n’est pas tranchée. En Allemagne ou en Alsace ? Les deux font quand même cause commune pour l’éventuelle candidature à l’Unesco.

Avec du gros sel pour les plus traditionnels, du fromage, des lardons ou encore d’autres garnitures pour les plus gourmands… La bretzel, oui oui on dit surtout « la » à Strasbourg, est une tradition en Alsace.

« C’est même notre produit emblématique », s’enflamme Valérie Vinsot-Schwebel, cogérante de « Bretschtelle Eck », « le dernier bretzellier artisanal » de la région. Chaque année, sa maison en produit « plus d’un million ». Un chiffre important mais très loin de rassasier les nombreux consommateurs de cette brioche avec ses bras entrelacés. Il s’en consomme un peu partout dans le monde, particulièrement en Allemagne, Autriche et même sur la côte d’est des Etats-Unis. A New York, il ne sera ainsi pas compliqué d’acheter un « pretzel »…

Bref, la petite pâtisserie est largement connue… et certains la verraient justement bien être reconnue. Comment ? En entrant au patrimoine mondial immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Comme la baguette, que la France tente de faire inscrire à ce prestigieux registre. Une réponse devrait être connue cet automne.

Pour la bretzel, oui oui « le » aussi, la démarche vient d’Allemagne. Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Cem Özdemir a lancé cette idée fin août alors qu’il était en visite fin août dans son village natal du Bade-Wurtemberg. Précisément à Bad Urach, un des lieux qui se revendiquent berceau de la gourmandise au XVe siècle. Comme la Bavière ou… l’Alsace.

Ein besonderer Tag: Mein erster Termin als Minister in meiner Heimat Bad Urach. Hier werbe ich dafür, dass die traditionelle schwäbische Brezel zum immateriellen Kulturerbe der UNESCO wird, damit sie die gegenwärtigen Krisenzeiten übersteht – nachhaltig & regional produziert. pic.twitter.com/1TodyS19UH

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« Plutôt dans le nord de la région mais on ne va pas se battre », s’amuse Valérie Vinsot-Schwebel, qui serait ravie d’une reconnaissance par l’Unesco. Car le ministre allemand l’a assuré, l’initiative, pas encore candidature, sera « transnationale ». Alors l’origine du bretzel sera tranchée et le dossier n’aura de chances d’aboutir qu’en répondant à plusieurs critères. Comme par exemple celui de fédérer une communauté concernée.

« Tout ce qui peut protéger l’identité d’un patrimoine gastronomique est bon à prendre », anticipe José Arroyo, président de la fédération des boulangers du Bas-Rhin. « Ça permettrait de s’assurer que d’autres pays ne s’approprient pas la bretzel. Chaque région à ses spécificités et à force de tout mélanger, on finit par se perdre. »

« Peut-être qu’il y aura un cahier des charges précis avec une recette et une origine protégée », espère de son côté Valérie Vinsot-Schwebel, dont l’entreprise est une exception en Alsace. Dans la région, la production de bretzels artisanaux ne représenterait que 10 % de la consommation, contre donc 90 % d’origine industrielle.

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