Jusqu’ici tout va bien : ce film est-il inspiré d’une histoire vraie ?

A l’occasion de la première diffusion en clair du film intitulé Jusqu’ici tout va bien dimanche 15 août 2021, à partir de 21h05 sur TF1, Télé Star vous dévoile si le scénario de ce long-métrage est basé sur une véritable histoire ou pas.

Sorti au cinéma en 2019, le film intitulé Jusqu’ici tout va bien, porté par Gilles Lellouche, Malik Bentalha, Sabrina Ouazani et Camille Lou, sera diffusé pour la première fois en clair à la télévision française dimanche 15 août 2021, à partir de 21h05 sur TF1. Réalisé par Mohamed Hamidi, ce long-métrage met en scène le personnage de Fred Bartel, incarné à l’écran par Gilles Lellouche. Ce dernier a eu la "bonne idée" de domicilier son agence de communication à La Courneuve en Seine-Saint-Denis, pour obtenir des aides et des exonérations d’impôts. Cependant la véritable agence est située en plein cœur de Paris.

Lorsque des contrôleurs fiscaux découvrent la supercherie, Fred subit un chantage : payer une énorme amende ou aller réellement s’installer à La Courneuve. Il y est contraint faute de liquidités et part avec ses salariés, tous apeurés par cette "terre inconnue". Agrégé d’économie, le réalisateur Mohamed Hamidi a eu l’idée de ce film en 2008, lorsqu’il est allé rendre visite à l’un de ses amis travaillant en zone franche à Bondy. Sur place, le metteur en scène avait remarqué dans le hall de l’immeuble une bonne dizaine de boîtes aux lettres d’entreprises dont seules deux d’entre elles étaient vraiment installées dans le bâtiment.

Mohamed Hamadi : "Je me suis toujours méfié du côté théorique et bien pensant de la discrimination positive"

"Les autres avaient fictivement pris cette adresse pour percevoir des aides promises par l’État, à savoir l’abattement sur les charges sociales ou, encore, l’exonération d’impôts sur le chiffre d’affaires pendant les premières années d’exploitation. À cette époque, avec les zones franches, on était dans une sorte de paradis fiscal. Pour répondre à votre question, effectivement la zone franche est un sujet qui m’interpelle sur le plan économique", a expliqué Mohamed Hamidi durant la promotion du film.

"Ce qui est paradoxal, voire comique, c’est le décalage entre l’intention de ces mesures qui tentent de redynamiser les quartiers et leur application qui renforce les inégalités qu’elles essaient de combattre. Je me suis toujours méfié du côté théorique et bien pensant de la discrimination positive : certes, c’est une mesure de rattrapage mais elle ne fait que traiter l’inégalité sans réellement s’attaquer à ses causes. Ces sujets sont sérieux et complexes mais dans le film je les évoque en mode comédie, c’est toujours plus efficace et moins moralisateur", a ajouté le cinéaste.

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