Julie de Bona : face au cancer !

Alors qu’elle explose sur le petit écran, l’actrice de 41 ans témoigne de son expérience concernant la maladie…

On l’a vue au cinéma dans Indigènes et Camping 2, à la télé dans de nombreuses séries. Actuellement, elle fait les beaux jours des Combattantes, sur TF1, et de La Maison d’en face, sur M6. La belle Julie de Bona est sans aucun doute l’actrice télé qui monte. Dans la course de cette étoile filant vers les sommets est soudainement apparue une maladie dont on préférerait ne pas prononcer le nom tant il fait craindre le pire : le cancer. Aujourd’hui, à 41 ans, Julie en a fait l’aveu : elle fait face à ce fléau. Les symptômes sont terribles : perte de poids, fatigue, sueurs nocturnes, perte d’appétit, douleurs, nausées… Dans Télé 7 jours, elle évoque la maladie avec gravité.

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“Un traitement suivi à la lettre”

Bien sûr, il y a la souffrance physique, mais ce n’est pas tout. Julie souligne l’importance des dégâts psychologiques. Le corps souffre, mais l’esprit aussi. Le sentiment est partagé entre la sensation de subir une injustice, l’abattement, la déprime, les espoirs, les hauts et les bas… Ballotté au gré des émotions par le mal, on ne peut que subir et espérer le succès de ces traitements lourds et souvent difficiles à supporter. Julie de Bona évoque avec gravité tous ces aspects du cancer dont on n’a pas forcément conscience.

Avec des mots choisis, elle raconte cette histoire : celle des Dragon Ladies, un groupe de femmes qui ont été atteintes d’un cancer du sein et qui se sont réunies dans une activité de canoë pour se reconstruire. Car si l’on réussit à vaincre le cancer, il faut encore ensuite parvenir à revivre. C’est ce que permet le fait de rejoindre les Dragon Ladies. Cela n’a beau être qu’un rôle, on sent dans ses paroles que le sujet a profondément touché la comédienne. Dans ce téléfilm, intitulé Le Souffle du dragon, elle tient la place d’un personnage central nommé Sandrine, une mère de famille dont elle parle avec passion : « C’est une femme discrète, ordinaire. Touchée de plein fouet par un cancer, elle a subi sa maladie, suivi son traitement à la lettre et s’en est sortie avec beaucoup d’espoir. Sandrine rejoint un groupe de femmes qui, comme elle, ont frôlé la mort et qui se retrouvent à bord d’un drôle de bateau à tête de dragon pour pagayer ensemble, une fois par semaine. Un exercice essentiel à leur reconstruction tant physique que psychologique ».

Julie a choisi de tout raconter

Évidemment, pour préparer ce personnage, Julie de Bona a dû plonger dans les affres du cancer, en comprendre les tenants et aboutissants, ressentir les réactions de ces femmes faisant face au drame.

Sur le plateau, la réalisatrice, Stéphanie Pillonca, a fait venir les vraies Dragon Ladies. Une expérience inoubliable pour Julie : « Ces femmes nous ont fait partager et transmis leur joie de vivre et l’importance de savourer chaque moment ». Une rencontre bouleversante.

Dans l’équipe de production, on murmure que cela aurait profondément marqué la comédienne. Julie s’est en effet beaucoup investie dans la préparation de son personnage.

Une constante chez elle qui décrit ses rôles comme « des aventures humaines très importantes à mes yeux qui m’aident à avancer dans l’existence (…) mais aussi à comprendre les gens et l’âme humaine ». Est-ce vrai qu’on l’aurait vue pleurer entre deux prises ? C’est ce qu’affirment certains, mais elle n’en dit rien. Heureusement, après cette bataille contre le cancer, le futur de Julie de Bona va la mener vers des expériences moins traumatisantes. À partir de janvier, elle sera à l’affiche de Suite royale, avec Elie Semoun, au Théâtre de la Madeleine. Les rires des spectateurs lui feront sans doute oublier les drames qu’elle vient d’affronter… 

Jean Marc

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