"Je ne fais pas de prédictions !" Didier Raoult persiste et signe face à David Pujadas

Confinement, chloroquine, deuxième vague… Le célèbre infectiologue marseillais a évoqué de nombreux sujets face à David Pujadas, non sans nervosité.

  • Faut-il s'inquiéter du boycott des produits français par les pays du Moyen-Orient ?

    Le Figaro

  • Des Turcs réagissent à l'appel au boycott des produits français d'Erdogan

    AFP

  • Prier pour que la pandémie prenne fin: des moines arrivent à Séoul après un pèlerinage de 500 km

    AFP

  • Bombe dans une madrassa au Pakistan: au moins 7 morts et 50 blessés

    AFP

  • Italie: des manifestations violentes à Milan et Turin contre les restrictions anti-Covid

    Le Figaro

  • Thaïlande: rassemblement des partisans royalistes pendant les manifestations pro-démocratie

    AFP

  • A La Paz, un quartier multicolore attend le passage de la pandémie et le retour des touristes

    AFP

  • Boycott: des musulmans dénoncent un "appel à diviser notre société"

    AFP

  • Nouvel incendie en Californie, plus de 90 000 personnes évacuées

    KameraOne

  • Covid-19: en Malaisie les soignants dépistent les patients à travers des cabines hermétiques

    Le Figaro

  • Macron/islam: manifestation des pro-Iran devant l'ambassade de France à Bagdad

    AFP

  • Les pompiers appelés à cause d'une décoration d'Halloween trop réaliste

    KameraOne

  • «Ça va faire gagner du temps aux gens»: les Pakistanais saluent l'inauguration du premier métro à Lahore

    Le Figaro


  • Faut-il s'inquiéter du boycott des produits français par les pays du Moyen-Orient ?
    Plusieurs pays musulmans, dont la Turquie, ont appelé au boycott des produits français. Faut-il s'en inquiéter ? L'impact pour notre économie est-il important ?


    Le Figaro


  • Des Turcs réagissent à l'appel au boycott des produits français d'Erdogan
    Des Turcs réagissent à l'appel au boycott des produits français lancé par leur président Recep Tayyip Erdogan en réaction aux propos d'Emmanuel Macron défendant la liberté de caricaturer le prophète Mahomet. "Je ne veux rien prendre aux Français et aux étrangers, que ce soit de la nourriture ou des boissons. Nous avons nos propres produits", déclare un habitant d'Istanbul.


    AFP


  • Prier pour que la pandémie prenne fin: des moines arrivent à Séoul après un pèlerinage de 500 km
    Des moines bouddhistes arrivent à Séoul après un pèlerinage de 500 kilomètres consacré aux prières pour mettre fin à la pandémie de coronavirus. "Nous, les moines, avons marché avec l'état d'esprit de souhaiter sincèrement que cette situation prenne fin et que cette nation puisse la surmonter", dit un moine.


    AFP

VIDÉO SUIVANTE

“Je ne fais pas de prédictions !”

Avez-vous pêché par optimisme ? lui demande d’entrée le journaliste de LCI, évoquant la circulation accrue du virus sur le territoire ces derniers jours quand Didier Raoult tablait plutôt sur une fin de l’épidémie.

Il n’y a pas d’explosion exponentielle des admissions dans les hôpitaux et en réanimation. Quant à l’explosion du nombre de cas, elle était imprévisible (…) Je ne fais pas de prédiction, c’est pour cela qu’on m’écoute, je dis ce qu’il se passe au moment présent quand je l’observe au moment présent. On met le feu à la planète à cause de personnes qui meurt un ou deux ans plus tôt que prévu (…) la moitié des morts ont plus de 85 ans.

La Deuxième vague c’est de la science fiction ? Il n’y a pas de rebond selon vous ?” insiste le journaliste. Didier Raoult s’emporte alors contre David Pujadas :

“Si vous voulez me donner une leçon sur le coronavirus… vous êtes ridicule. Je dis toujours ce qu’il se passe. Parmi tous les imbéciles qui prédisent, il y en a toujours un qui a raison. Je suis très triste pour vous que vous soyez désespéré. Moi je regarde paisiblement pendant que vous, vous vous excitez sur ce que j’ai pu dire ou pas dire.”

Comment expliquer la deuxième vague ?

Tandis que David Pujadas s’interroge sur les déclarations passées de Didier Raoult, qui estime depuis de nombreuses semaines que la situation est “moins sévère qu’au printemps – “Vos messages ont-ils conduit à un relâchement ?” – le directeur de l’IHU esquisse une explication sur le pourquoi de la deuxième vague.

Il pointe du doigt la non fermeture des frontières et les mouvements de population en Europe, ce qui expliquerait à l’inverse qu’il n’y ait pas de rebond en Asie, où la majorité des pays ont fermé leurs frontières :

Le virus du printemps a disparu (…) De nouvelles populations ont amené de nouveaux variants qui résistent mieux au virus. Cet été, il s’agissait de populations venues du Maghreb, aujourd’hui d’Europe du nord.”

Didier Raoult dubitatif sur le confinement

Alors que l’annonce d’un nouveau confinement devrait être annoncée ce mercredi soir, l’infectiologue reste dubitatif face à une telle stratégie. “Faut-il mettre un coup de frein ?” lui demande David Pujadas en évoquant un reconfinement.

“Je ne saurais pas le dire, je ne suis pas un homme politique. À l’heure actuelle, personne ne peut le dire. En Europe, plusieurs stratégies ont été adoptées : pas de confinement en Suède, une stratégie des tests et de prise en charge délocalisée en Allemagne, le cloisonnement des régions en Italie pour éviter les mouvements de population…

Aucune corrélation pertinente n’a été démontrée entre les mesures sociales prises et la baisse de la mortalité. La seule corrélation qui semble ressortir est la précocité des tests.”

▶️ #Raoult #reconfinement : « Je suis un scientifique donc j’ai trop d’interrogations pour prendre des décisions simples de nature sociale (…) »@raoult_didier#24hPujadas #LCI #La26 ⤵️ pic.twitter.com/vCHYnwwdrb

Dialogue de sourd sur la chloroquine

À propos de la chloroquine, le fameux traitement utilisé par Didier Raoult, un dialogue de sourd s’est vite installé entre les deux hommes. Quand le journaliste pointait du doigt les recommandations sanitaires de certains pays de ne pas l’utiliser (France, Corée du Sud, USA) le médecin évoquait d’autres pays (plusieurs pays africains, la Chine “qui n’en a plus en stock à l’heure actuelle“), prétendant même que la molécule serait utilisée dans la moitié des états américains malgré les recommandations.

Une nouvelle fois, il a expliqué que les études sur la toxicité de la chloroquine – “le médicament le plus prescrit au monde” – sont complètement folles, dénonçant à nouveau un deux poids deux mesures face au Remdesivir, le médicament de Gilead recommandé en France ou par l’OMS “alors que ça, c’est toxique, on l’a bien vu avec Ebola“.

Dominique Martin, directeur de l’ANSM, refuse toute RTU pour l’hydroxychloroquine mais autorise l’envoi de mails promotionnels par Gilead pour le remdesivir, et en organise la distribution gratuite. Deux poids deux mesures. pic.twitter.com/GqSl8vmRZg

Un mea culpa du bout des lèvres

En fin d’entretien, David Pujadas lui demande non sans malice : “Finalement, vous avez toujours raison Professeur ? Cette interview en est une nouvelle preuve.”

L’infectiologue marseillais a alors avoué n’avoir pas prévu un tel modèle d’épidémie. Une grande première selon lui, qui était de toute façon imprévisible. Presque pris en défaut, donc…

Qu’une population qui avait vu passer une épidémie puisse faire, dans les trois mois qui suivent, une autre épidémie est du jamais vu. Cela s’explique par les nouveaux variants. C’est un modèle que je n’avais jamais vu. D’habitude c’est un modèle en cloche, à l’exception du rhinovirus. Je ne savais pas que ce modèle pouvait exister mais personne ne le savait…

▶️ #Covid19 « Ce que je n’avais jamais vu et que donc je ne prédisais pas, c’est qu’une population qui avait vu passer une épidémie puisse faire, dans les trois mois qui suivent, une autre épidémie (…) »@raoult_didier#24hPujadas #LCI #La26 ⤵️ pic.twitter.com/9dlAlzuW65

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