Isabelle Carré : comment se sont passées ses retrouvailles au cinéma avec Bernard Campan ?

Dans le film La Dégustation, en salles depuis le 31 août, l’actrice interprète une sage-femme esseulée en mal d’enfant qui s’éprend d’une autre âme blessée.

Comment se sont passées vos retrouvailles avec Bernard Campan, plus de vingt ans après Se souvenir des belles choses ?

Isabelle Carré : On était si heureux ! C’est fou que personne n’ait pensé à nous réunir plus tôt ! Je pense qu’on a beaucoup de points communs. Nous sommes des solitaires. Comme moi, Bernard vit dans une maison à la campagne, il se montre très peu, est très discret et réservé.

Qu’est-ce qui vous a séduite chez Hortense, votre personnage ? Son air enjoué ? Son côté vieille fille catho qui s’encanaille ?

Je me retrouve un peu en elle. J’ai longtemps eu ce même côté enjoué et volubile. Je souriais tout le temps pour cacher ma timidité. Elle me touche également parce qu’elle me fait penser à ma grand-mère, qui s’occupait pas moins de dix associations ! Faute de moyens, elle donnait beaucoup de son temps en faveur des personnes défavorisées.

Vous êtes vous-même très engagée dans l’action sociale…

Très modestement. J’essaie de soutenir les associations qui traitent de la protection de l’enfance, comme Prendre un enfant par la main, SOS Villages d’enfants… Mais je manque de temps entre mes métiers d’actrice et de romancière, et mon rôle de maman (elle a trois enfants : Antoine, 13 ans, Madeleine, 9 ans, et Clara, 8 ans, ndlr).

Hortense envisage de faire un bébé toute seule grâce à la procréation médicalement assistée (PMA). Comprenez-vous ce choix ?

Oh, que oui ! Puisque que j’ai mis du temps à avoir moi-même des enfants malgré tout le désir que j’en avais ! Quand on a ce besoin de transmettre et de créer une famille, c’est quelque chose de viscéral. Je le comprends parfaitement.

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