INTERVIEW. Guillaume Cramoisan (Les Invisibles sur France 2) : "Un grand mystère entoure Darius"

Au casting de la série Les Invisibles à partir de ce soir, mercredi 8 septembre, sur France 2, Guillaume Cramoisan se confie à Télé Star sur ce nouveau projet.

Télé Star : Quel aspect du projet vous a-t-il donné envie de vous lancer dans l’aventure ?

Guillaume Cramoisan : J’ai bien aimé le scénario parce que ça a beau être une série policière, il y a peu de scènes de commissariat, de scènes d’interrogatoire. Tout se passe sur le terrain. Il y a également un phénomène de double-enquête qui est intéressant. On suit deux enquêtes qui finissent par se croiser, et j’ai trouvé que c’était différent. Et puis au-delà de ça, c’est toujours intéressant de commencer un projet parce qu’on peut y apporter certaines choses. On rencontre également de nouvelles personnes, comme Chris Briant (le réalisateur, ndlr) et les autres acteurs. Ça a été une très belle rencontre avec eux. Autant humainement qu’artistiquement, ça a été génial de travailler avec ces personnes et de les avoir tous les jours avec moi.

Que pouvez-vous nous dire sur Darius, votre personnage ?

Darius est quelqu’un qui a toujours été dérangeant pour sa hiérarchie. Il a toujours eu des manières de faire qui n’étaient pas entendues, pas acceptables. Et un jour, on lui a gentiment demandé de se mettre sur le côté et de former l’équipe des Invisibles. Aujourd’hui, il est à la croisée des chemins entre ce qu’il a pu être et faire autrefois et ce qu’il tente de réparer aujourd’hui en s’occupant des autres.

Qu’est-ce qui vous a attiré chez lui en lisant le scénario ?

On sait qu’un grand mystère entoure Darius. On ne sait pas qui il est. Ce qui était intéressant pour moi, c’était de le construire.

Dans quelle mesure les réalisateurs vous ont-ils laissé construire ce personnage ?

Notre premier réalisateur, Chris Briant, a réussi à entendre tout ce que l’on était en mesure de dire. Il a fait en sorte de panacher chaque personnage en mêlant sa vision et les choses que l’on pouvait apporter de notre côté.

Après PJ, Engrenages, Profilage, vous n’en êtes pas à votre première série policière. En quoi Les Invisibles est-elle différente des autres ?

Ce qu’elle a d’intéressant, c’est qu’elle traite de gens "invisibles", proches de devenir des indigents. Si cette équipe de flics ne mène pas l’enquête et ne comprend pas qui ils sont vraiment, ils sont enterrés comme des indigents. Par ailleurs, ils enquêtent pour des gens que l’on pourrait appeler des invisibles, mais ils sont eux aussi des invisibles. Ils enquêtent dans des conditions précaires, leur équipe n’est pas reconnue par leurs supérieurs, les autres se moquent un peu d’eux, et c’est ça qui était intéressant à mettre en avant. Ils vont s’occuper d’invisibles en l’étant eux aussi. Mais finalement, pour s’occuper d’invisibles, est-ce qu’il ne vaut pas mieux l’être aussi, savoir s’oublier pour aller vers les autres ?

Parlons un peu du tournage. Comment la dynamique entre les membres de brigade s’est-elle construite ?

Sur le plateau, ça n’a été que facilité et plaisir pour tous les quatre. A partir du moment où on a eu une scène ensemble, tout était au diapason. C’était comme si on avait toujours joué ensemble. Tout répondait : le jeu, les intentions, le timing, les regards… Tout était extrêmement vrai, transparent et simple. C’est très agréable de se retrouver dans ce genre de configuration. C’est rare.

Une affaire traitée dans la première saison vous a-t-elle marqué plus qu’une autre ?

Les deux premiers épisodes m’ont beaucoup touché. L’histoire de Pavel, et celle de l’adolescente que l’on retrouve dans un cimetière.

Source: Lire L’Article Complet