Insuffisance veineuse : évaluez votre risque

La plupart des femmes sont sujettes à cette maladie. Ce que vous devez savoir pour préserver vos gambettes.

Chez certaines femmes, la sensation de jambes lourdes survient quand le thermomètre grimpe. D’autres ont hérité des varices familiales. Le manque de tonicité au niveau des veines et une mauvaise circulation expliquent tous ces désagréments.

Une maladie qui évolue lentement

L’insuffisance veineuse se traduit au départ par des jambes lourdes ou enflées quand il fait chaud ou que l’on reste debout, des picotements, des crampes, des impatiences la nuit et, parfois, l’apparition de petits vaisseaux rouges ou bleutés sur les jambes, les varicosités. Elle peut concerner les femmes jeunes – par exemple au moment d’une grossesse – et rester ensuite silencieuse pendant longtemps. Mais l’âge aggrave les choses : sept femmes sur dix en souffrent après 70 ans.

Un risque de complications

Lorsque la maladie s’installe, l’œdème devient quasi permanent (pieds, chevilles et mollets enflés, difficultés à mettre ou enlever ses chaussures). Il y a souvent des varices, pas forcément visibles : le sang stagne dans les veines qui sont trop dilatées. Non traitées, elles peuvent devenir douloureuses et entraîner des complications : dermite, rupture hémorragique, ulcère de la jambe…

L’hygiène de vie à la rescousse

De bonnes habitudes évitent une aggravation du problème. Le mouvement et la marche étant le moteur de la pompe veineuse, il faut combattre le plus possible la sédentarité puisque l’on sait que rester plusieurs heures assise chaque jour augmente le risque : levez-vous toutes les heures, passez vos coups de fil debout, marchez jusqu’à la boulangerie au lieu de prendre la voiture… Portez aussi des bas de contention quand vous prenez l’avion ou le train lors des trajets de plus de trois heures, et lorsque vos gambettes enflent avec la chaleur. Enfin, évitez de croiser les jambes et ne laissez pas s’installer les kilos en trop.

Faites votre bilan en 2 minutes

Cochez les phrases qui vous correspondent :

  • J’ai plus de 70 ans.
  • J’ai mené à terme au moins deux grossesses.
  • J’ai déjà des varicosités ou des varices apparentes sur les jambes.
  • Je suis sous traitement hormonal substitutif.
  • J’ai souvent les chevilles, mollets ou pieds gonflés.
  • J’ai souvent des douleurs aux jambes (sensation de lourdeur/pesanteur, picotements, crampes…).
  • J’ai au moins cinq à dix kilos à perdre.
  • Je marche ou je fais du sport moins de deux fois par semaine.
  • Je reste assise au moins sept à huit heures par jour.
  • Je ne porte jamais de bas de contention, même lorsque je prends l’avion.

Résultats : si vous avez coché quatre affirmations ou plus, vous cumulez plusieurs facteurs de risque et souffrez sans doute déjà d’insuffisance veineuse. Si vous n’agissez pas, la maladie et la gêne risquent de s’aggraver. Consultez un phlébologue qui fera un doppler pour cartographier l’état de vos veines et traiter d’éventuelles varices existantes. Il pourra vous proposer une contention ou des médicaments veinotoniques si besoin.

Le saviez-vous ?

Le risque de phlébite (formation d’un caillot de sang dans les veines) n’est pas forcément lié à l’état des veines. Une phlébite superficielle peut survenir en cas de varices mais la phlébite profonde peut avoir différentes causes (problème de coagulation du sang par exemple) et révéler d’autres maladies.

Merci au Dr Ariel Toledano, angiologue et phlébologue.

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