Épilation définitive : l’Anses alerte sur les risques d’effets indésirables graves

Brûlures, cloques, lésions oculaires… Autant d’effets indésirables qui peuvent survenir à cause des appareils d’épilation à la lumière pulsée. L’Anses lance l’alerte et livre ses recommandations pour prévenir les risques.

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Rasoir, cire, crème dépilatoire… Celles et ceux qui font le choix de se débarrasser de leurs poils peuvent avoir recours à des méthodes temporaires. Il existe aussi des méthodes plus durables voire définitives, parmi lesquelles on retrouve le laser ou la lumière pulsée.

Attention : cette dernière technique n’est pas sans danger, a rappelé l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un communiqué paru le 9 septembre. Elle rappelle que des effets indésirables graves peuvent être associés à cette méthode.

Depuis 15 ans, l’épilation à la lumière pulsée s’est développée chez certains médecins, mais aussi dans les salons d’esthétiques, ou même chez les particuliers.

Cette pratique peut avoir des effets plus ou moins graves pour la santé.#Thread (1/4) ⬇️ pic.twitter.com/y0lZ0ewcwB

Lésions oculaires, troubles de la pigmentation… Des conséquences parfois graves

L’épilation à la lumière pulsée (IPL) a pour objectif de détruire le poil et le bulbe pileux par effet thermique. Les appareils permettant de réaliser ce type d’épilation sont utilisés par des dermatologues, des médecins professionnels de l’esthétique, mais aussi par “des opérateurs agissant sous la responsabilité de médecins, les salons d’esthétique” et même des particuliers, indique l’Anses. Or, ils “ne sont pas anodins pour la santé” et peuvent être à l’origine d’effets indésirables pouvant être mineurs ou plus graves.

Les effets indésirables mineurs :

  • douleur ;
  • érythèmes ;
  • sensation de brûlure ;
  • cloques ;
  • croûtes.

Les effets indésirables majeurs :

  • troubles de la pigmentation ;
  • lésions oculaires ;
  • retard de diagnostic de cancer de la peau, car “l’IPL peut dénaturer la couleur de lésions précancéreuses, et empêcher ainsi la détection précoce de mélanomes”, précise l’Anses.

Epilation à la lumière pulsée : l’Anses rappelle les contre-indications

Pour toutes ces raisons, l’Anses recommande d’inscrire les appareils d’épilation à la lumière pulsée dans la réglementation relative aux dispositifs médicaux, de proposer un socle commun de formation pour les professionnels mais aussi de mieux informer concernant les contre-indications de l’épilation à la lumière pulsée.

Il est ainsi déconseillé d’avoir recours à cette méthode en cas d’anomalie cutanée ou de maladie de peau, qu’il s’agisse d’antécédents de cancer cutané, de psoriasis, ou encore d’herpès. Il en va de même si vous prenez un traitement photo-sensibilisant, anticoagulant ou hormonal, si la couleur de votre peau ou la nature de votre poils ne sont pas adaptés, si vous vous êtes exposé aux UV, si vous avez moins de 15 ans, si vous avez un tatouage sur la zone à épiler ou encore si vous êtes enceinte et si vous allaitez. “En raison des risques de lésions pour l’œil, on ne s’épile pas définitivement les sourcils”, a également précisé au Parisien Olivier Merkel, chef de l’unité d’évaluation des risques à l’Anses.

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