#DoublePeine : Des centaines de victimes d’agression sexuelle dénoncent le mauvais traitement dans les commissariats

Suite aux dénonciations d’une activiste sur les réseaux sociaux, de nombreuses victimes ont partagé leur histoire avec le hashtag #DoublePeine. Une prise de parole qui n’a pas plu au commissariat de Montpellier, premier visé. 

Mardi dernier, l’activiste féministe Anna Toumazoff a publié un thread sur son compte Twitter suite au témoignage d’une jeune femme de 19 ans. Dans celui-ci, elle dénonce la prise en charge des femmes victimes d’agressions sexuelles par le commissariat de Montpellier. « Au Commissariat Central de Montpellier, on demande aux victimes de viol si elles ont joui », a-t-elle écrit. « Au Commissariat Central de Montpellier, on refuse de recevoir des victimes de viol en raison de leur tenue. On les recale, malgré leur visage tuméfié, en leur riant au nez », a ajouté l’activiste. Mardi soir, « devant cette masse de témoignages qui arrivaient au-delà des seules frontières de Montpellier, j’ai décidé de lancer » le hashtag #DoublePeine, a expliqué Anna Toumazoff à nos confrères de FranceInter.

Au Commissariat Central de @montpellier_, on demande aux victimes de viol si elles ont joui.

Depuis une semaine Anna Toumazoff recueille la parole de celles qui sont allées porter plainte pour une agression sexuelle / un viol auprès du Commissariat Central de Montpellier. Et sans surprise : c’est hallucinant, ça donne la rage. https://t.co/jUEtOIKab2

https://www.instagram.com/p/CUXLu43AXU1/

Une publication partagée par Anna Toumazoff (@memespourcoolkidsfeministes)

Suite à ces accusations, la police nationale de l’Hérault a assuré sur Twitter que « toutes les victimes sont accueillies, entendues et orientées avec professionnalisme ». Le préfet du département, Hugues Mouthou, a lui condamné « avec fermeté » les propos d’Anna Toumazoff qu’il juge « diffamatoires ». « Les fausses informations et mensonges qui ont pour seul objectif de discréditer l’action des forces de sécurité intérieure dans leur lutte quotidienne contre les violences sexuelles desservent la cause des femmes victimes », a-t-il souligné dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux.« Ok super c’est vraiment la réaction qu’on attendait », a alors répondu l’activiste qui depuis a recueilli des centaines de témoignages sur Twitter avec le hashtag #DoublePeine.

Toutes les victimes sont accueillies, entendues et orientées avec professionnalisme. Toutes les enquêtes sont menées avec impartialité sous la direction du Procureur de la République. Nos locaux sont ouverts 24H24 et 7J/7. https://t.co/05GVNrehUQ

La lutte contre les #violences sexuelles, et plus généralement c/ les violences faites aux #femmes est un objectif prioritaire des pouvoirs publicsLe @Prefet34 condamne avec fermeté les propos diffamatoires tenus sur les réseaux sociaux qui discréditent l'action de @PoliceNat34 pic.twitter.com/rReepgf6J0

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