Déodorants, anti-transpirants : les composants à éviter pour bien les choisir

Si la transpiration est un phénomène naturel, certains composants des déodorants ou des anti-transpirants le sont moins. Alors, comment bien les choisir et quels sont les éléments à éviter ? Apprenez à reconnaître les composants qui peuvent poser problème !

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Comment bien choisir son dédorant ou son anti-transpirant ? Nous nous posons bien souvent cette question face aux interminables listes de composants de nos produits de soin. Certains d’entre eux pourraient se révéler nocifs pour notre santé. Alors, quels sont ceux à éviter absolument ?

La différence entre les anti-transpirants et les déodorants est simple : si les déodorants ont pour but de masquer les odeurs, les anti-transpirants – ou antisudoraux – sont eux des régulateurs qui jouent sur la sécrétion de sueur. Ils vont resserrer les pores de la peau et donc réduire la transpiration.

La transpiration est un mécanisme naturel et nécessaire, qui permet d’évacuer les toxines et d’assurer la régulation de la température du corps. Il n’est donc pas normal de la bloquer. Les anti-transpirants sont donc à utiliser avec parcimonie.

Le sel d’aluminium, un ingrédient qui fait toujours débat

Le premier ingrédient à éviter est le sel d’aluminium. Souvent présent dans les déodorants, dans certaines crèmes hydratantes ou dans les dentifrices, il fait beaucoup parler de lui depuis plusieurs années. En cause, sa potentielle dangerosité pour la santé, notamment dans le cas d’une utilisation quotidienne. Si aucun rapport n’a établi de lien entre sel d’aluminium et problèmes de santé, plusieurs instances telles que l’Agence Nationale pour la Santé et la Sécurité du Médicament (ANSM) ou encore l’Institut National contre le Cancer recommandent tout de même de restreindre la concentration d’aluminium à 0,6% dans les produits cosmétiques.

En revanche deux études viennent relancer ce débat. La première, publiée dans l’International Journal of Cancer en 2016, affirme que le sel d’aluminium serait responsable de l’apparition de tumeurs, après un test sur des souris. Selon les chercheurs, les tumeurs apparaissent, dans 80% des cas, au creux de l’aisselle. La seconde étude, publiée dans la revue EBioMedicine en 2017, affirme également qu’appliquer un anti-transpirant contenant de l’aluminium doublerait le risque de développer un cancer du sein.

La première, publiée dans l’International Journal of Cancer en 2016, affirme que le sel d’aluminium serait responsable de l’apparition de tumeurs, après un test sur des souris. La seconde étude, publiée dans la revue EBioMedicine en 2017, affirme également qu’appliquer un anti-transpirant contenant de l’aluminium doublerait le risque de développer un cancer du sein.

Mieux vaut donc faire preuve de vigilance lorsque l’on regarde les étiquettes de nos produits. L’Institut National de la Consommation rappelle les formes sous lesquelles le sel d’aluminium peut se trouver dans les déodorants et les anti-transpirants :

  • Aluminium Chloryde
  • Aluminium Chlorohyrate
  • Aluminium Sesquichlorohydrate
  • Aluminium Zirconium

Des antioxydants à éviter absolument dans son déodorant

Comme leur nom l’indique, les antioxydants évitent l’oxydation des formules de vos produits. Ils sont également appelés « conservateurs ». Si certains antioxydants, telles que les vitamines C et E, ne posent aucun problème, d’autres sont considérés comme toxiques.

C’est notamment le cas du BHA (Butylated Hydroxyanisole). Selon l’UFC Que Choisir, cet antioxydant est considéré comme un perturbateur endocrinien. Le Centre International de la Recherche contre le Cancer (Circ) le classe même comme un cancérogène potentiel.

Ainsi, le BHT (Butyl Hydroxy Toluène) succède souvent au BHA dans les produits de soin. Malheureusement, il est tout aussi nocif. Considéré lui aussi comme un pertubateur endocrinien et un éventuel cancérogène, les autorités françaises ont saisi l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (Anses) afin d’évaluer ses potentiels effets toxiques. Cependant, aucune étude ne prouve réellement ses effets nuisibles sur le système hormonal et sur la reproduction.

Déodorants et anti-transpirants : gare aux pertubateurs endocriniens !

Parmi les potentiels perturbateurs endocriniens, l’on retrouve d’autres conservateurs qui sont les parabènes. Le benzyl, le phenylparaben ou encore l’isopropyl sont interdits dans la composition des produits. Mais dans certains déodorants ou anti-transpirants, l’on retrouve du butylparaben ou du propylparaben qui sont, selon l’Anses, soupçonnés d’être des pertubateurs endocriniens et sont donc à éviter pour préserver sa santé.

Il faut également prêter attention aux agents antibactériens – comme le triclosan – ainsi qu’aux émollients. Deux d’entre eux sont particulièrement surveillés : le cyclotetrasiloxane et le cyclopentasiloxane. Selon l’UFC Que Choisir, le cyclotetrasiloxane serait toxique pour la reproduction. Le Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) a également mis en lumière un risque en cas d’inhalation – à travers des sprays notamment – de ces deux produits.

Certains filtres UV se retrouvent dans les déodorants et les anti-transpirants, en tant que protecteurs de formule. Ainsi, le benzophenone-1, le benzophenone-3 et l’ethylhexyl mothoxycinnamate sont considérés comme des pertubateurs endocriniens et sont à éviter soigneusement selon l’Anses, qui a émis un avis visant à limiter leur utilisation dans les produits de soins.

Parfums, irritants et allergènes ne font pas bon ménage

Enfin, plusieurs irritants se font petits dans la liste des composants de nos déodorants mais sont pourtant bien présents. C’est le cas du sodium lauryl sulfate ou de l’alcool dénaturé, un irritant qui assèche la peau et altère ainsi son film hydrolipidique. Il peut également se révéler toxique pour notre santé comme pour l’environnement.

Le butane, l’isobutane ou le propane, souvent retrouvés dans les déodorants en spray, propulsent eux de minuscules particules dans l’air. Ils sont non seulement inflammables mais peuvent également provoquer des réactions allergiques.

Méfiez-vous aussi des parfums ! Certaines huiles essentielles peuvent être irritantes et sont donc à éviter, tout comme certains parfums qui peuvent se révéler encore plus nocifs. Le butylphenyl methylpropional, souvent utilisé comme ingrédient de parfum dans les produits, est en effet considéré comme toxique pour la reproduction par le CSSC.

La bonne habitude à désormais adopter : prendre le temps de bien analyser la liste des composants des produits pour mieux les choisir !

Sources : Le chlorure d’aluminium favorise la tumorigenèse et les métastases dans les cellules épithéliales normales de la glande mammaire murine (International Journal of Cancer)

Utilisation de produits cosmétiques pour les aisselles en relation avec le risque de cancer du sein : Une étude cas-témoin (EBioMedicine)

ANSM, UFC Que Choisir, Circ, CSSC

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