Covid-19 en France : pourquoi plus de 5.000 enfants de moins de 12 ans ont été vaccinés malgré l’absence d’autorisation

La campagne de vaccination contre la Covid-19 continue de progresser dans l’Hexagone. Il est désormais possible de se faire vacciner dès l’âge de 12 ans. Les mineurs plus jeunes n’ont donc pas accès à la vaccination, pourtant plus de 5.000 enfants âgés de moins de 12 ans ont déjà reçu une injection d’un vaccin. Comment l’expliquer ?

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Depuis le 15 juin, la campagne de vaccination contre la Covid-19 est ouverte aux adolescents âgés de 12 à 17 ans. Seul le sérum Pfizer/BioNTech est administré aux jeunes dans les centres de vaccination. Ce dernier avait reçu le feu vert de l’Agence européenne des médicaments (EMA) le 28 mai dernier pour les 12-15 ans. Le laboratoire Moderna, qui a également déposé une demande d’autorisation afin de vacciner les mineurs, est dans l’attente d’une réponse de l’EMA.

Pour l’heure, les mineurs de moins de 12 ans n’ont donc pas accès à la vaccination. Pourtant, au 4 juillet, 2.308 enfants âgés de 0 à 4 ans ont reçu au moins une dose d’un des sérums contre la Covid-19 selon les informations de Santé publique France relayées par le Dauphiné Libéré. Près de 1.096 enfants de 5 à 9 ans et 2.117 mineurs âgés de 10 à 11 ans ont également bénéficié d’un vaccin. Sur l’ensemble de ces tranches d’âge, 1.108 enfants ont un parcours vaccinal complet.

Les médecins peuvent prescrire le vaccin contre la Covid-19 à certains mineurs

La vaccination des mineurs de moins de 12 ans n’étant pas autorisée, pourquoi certains enfants ont-ils pu en bénéficier ? En mars dernier, la Société française de Pédiatrie avait émis un avis favorable pour vacciner les enfants présentant un risque très élevé de contracter des formes aiguës de Covid-19. Cette recommandation était destinée aux enfants touchés par des pathologies rares telles que des déficits immunitaires spécifiques de la voie de l’interféron de type I ou des prédispositions génétiques aux encéphalopathies virales.

Les médecins peuvent également prescrire des médicaments ou des vaccins “hors autorisation mise sur le marché”. La liberté de prescription figure dans l’article 8 du code de déontologie de l’Ordre des médecins. “Dans les limites fixées par la loi et compte tenu des données acquises de la science, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance (…) Il doit tenir compte des avantages, des inconvénients et des conséquences des différentes investigations et thérapeutiques possibles”, peut-on lire dans le document. Les professionnels de santé doivent cependant justifier leur décision en présentant les arguments scientifiques qui les ont poussés à prescrire un traitement ou un vaccin.

La vaccination est cependant contre-indiquée aux enfants ayant été atteints par un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) suivant une infection à la Covid-19. Cette affection rare provoque généralement des troubles cardiaques et touche surtout les enfants ainsi que les adolescents.

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