Comment manger bio moins cher ?

Le bio s’installe de plus en plus dans nos assiettes. Oui mais manger bio, ça a un prix certain, voire un certain prix ! Comment continuer à se faire du bien sans faire du mal à son portefeuille ? Voici des pistes et des conseils pour manger bio à moindre frais.

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Manger bio coûte-t-il vraiment plus cher ?

Le bio coûte en moyenne 75 % plus cher (étude de Nielsen 2020). C’est énorme ! Le plus grand écart se constate côté jambon bio qui est 2,6 fois plus cher que le jambon conventionnel.

D’où l’intérêt de faire des arbitrages : en bio, on privilégie les œufs et les légumineuses, alternative bon-marché et nutritionnellement intéressante à la viande (la viande bio est en moyenne deux fois plus chère que la viande conventionnelle).

On choisit aussi les fruits que l’on ne peut pas peler (fraises, cerises, raisin…), ainsi que les agrumes, les pêches et les nectarines, qui, en conventionnel, affichent les taux de pesticides les plus élevés.

Côté légumes, on mise surtout sur les salades et les légumes feuilles (asperge, céleri, bettes…), bien moins pollués que leurs équivalents conventionnels.

Que vaut vraiment le bio low cost ?

Difficile de donner une réponse catégorique sur la qualité du bio low cost. Il faudrait répondre produit par produit. Deux exemples : vendue 5,41€ les 75 ml, l’huile d’olive extra vierge Bio Village d’E. Leclerc (enseigne dont le credo est du « bio 30 % moins cher que les marques comparables ») décroche un piètre 9,5/20 dans 60 Millions de consommateurs, à cause de la présence de plastifiants. Le café moulu pur arabica Bellarom de Lidl (3 € les 250 g) a lui été noté 15,5/20 par le même magazine. Très honorable !

Mais d’une manière générale, mieux vaut toujours privilégier les petits producteurs. Ne serait-ce que pour les aider à survivre. « Pour se faire référencer dans des magasins low cost, les producteurs bio sont forcés de supprimer leur marge, dans l’espoir d’augmenter à terme leur capacité de production. Mais ce calcul ne peut pas marcher. Les seuls à y gagner sont les distributeurs », prévient Sylvain Zaffaroni, fondateur du cabinet de conseil Pour nourrir demain.

Du bio moins cher : Miser sur les circuits courts

Au rayon fruits et légumes bio, la grande distribution applique des marges brutes en moyenne deux fois plus importantes que pour les fruits et légumes conventionnels.

Acheter bio en direct chez des petits producteurs coûte moins cher. Et en prime, les produits seront plus frais.

Bon à savoir aussi : plus on achète local et de saison, moins on s’expose aux pesticides, même en non bio !

Et les labels « zéro résidus de pesticides » et « cultivé sans pesticides » ?

Ni bio, ni conventionnels, les fruits et légumes cultivés d’après les cahiers de charges de ces nouveaux labels sont une alternative intéressante, à la fois d’un point de vue écologique (moins ou pas de pesticides) qu’économique (meilleur marché que le bio).

S’ils permettent à un plus grand nombre d’accéder à des produits plus sains, ces deux nouveaux labels présentent néanmoins une différence de taille par rapport au bio : ils autorisent la culture hors-sol et sous serre !

Va-t-on vers un bio à deux vitesses ?

Face à la demande croissante de fruits et légumes bio, un assouplissement de la règlementation pourrait avoir lieu. C’est du moins ce que craignent les pionniers du bio, qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de grands groupes industriels sur le secteur. Y aura-t-il bientôt, d’un côté, un label « bio artisanal », à l’ancienne, forcément plus cher, et de l’autre, un label « bio industriel », mécanisé et pratiqué sur d’immenses parcelles ?

Le saviez-vous ?

Les desserts végétaux et lait longue conservation écrémé sont moins chers en bio (étude Nielsen 2020) : étonnant, mais vrai !

Pour les fruits séchés (abricots, prunes…), le plus important est de vérifier s’ils sont sans sulfites, le label bio importe moins.

Pour les pâtes à tartes, mieux vaut vérifier qu’elles ne contiennent pas de graisses trans que de savoir si elles sont bio.

Pour les produits laitiers (yaourts, fromages, crème, beurre) le bio s’impose, du fait de leur plus grande teneur en oméga 3 (due à une alimentation plus riche en herbages et en céréales).

Achetez des produits bio bruts plutôt que des plats préparés : cuisiner soi-même revient en moyenne trois fois moins cher que d’acheter des plats tout prêts !

L’avis d’expert, Sylvain Zaffaroni, fondateur du cabinet de conseil Pour nourrir demain

« En ce moment, tout le monde a besoin de se rassurer. Pas étonnant que le bio soit en pleine explosion : pendant le confinement, les ventes du bio ont augmenté de 73 % dans les petites surfaces de centre-ville ! Dans l’esprit des consommateurs, manger bio est une façon de se protéger d’un environnement ressenti comme de plus en plus menaçant. Mais manger bio coûte forcément plus cher, comme les agriculteurs sont plus dépendants des aléas climatiques. D’où l’intérêt de bien choisir ses canaux de distribution. Attention au bio de la grande distribution dont les marges sont bien plus importantes que pour le conventionnel !»

Nos bonnes adresses pour acheter bio moins cher

La Fourche

Ce site vend des produits bio à prix coûtant, soit en moyenne 30 % moins chers qu’ailleurs. Pour en bénéficier, il faut souscrire à un abonnement annuel de 69,90€ (remboursé si non amorti par les économies effectuées).

Association Vrac

Du bio à prix coûtant pour des personnes en difficulté financière, voilà ce que propose cette association via ses magasins à Lyon, Paris, Toulouse, Strasbourg et Bordeaux.

Le Producteur local

Cette chaîne de drives fermiers en Seine-Maritime, Paris et dans le Calvados propose des produits zéro marge dont les prix sont fixés par le producteur lui-même.

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