Area : tout ce qu'il faut savoir de la marque new-yorkaise la plus brillante de 2021 | Vogue Paris

Duo brillant qui a emprunté son nom à un night-club star du Manhattan des années 80, Area a fait sensation chez les popstars, avant même de séduire la presse et les buyers. La signature de Piotrek et Beckett : un style arty futuriste entre luxe et too much.

En 2015, les stylistes américains dénichent le compte Instagram d’Area, label fraîchement créé dont le potentiel mode fait frémir ces dénicheurs de hype. En l’espace de quelques mois, ce sont respectivement Kim Kardashian, Bella Hadid, Rihanna et Kendall Jenner qui optent pour les créations délicieusement bling de Piotrek Panszczyk et Beckett Fogg, alors âgés de 29 et 28 ans. La raison ? Une pop culture expérimentale rayonnante, acquise à la Parsons School of Design de New York, où les deux créateurs se sont rencontrés.

© Kathy Lo

 Ils jouent sur les textures, les reflets, et poussent la photogénie à son paroxysme pour emmener l’allure sur un terrain brillant et démesuré. Des exercices de style tout en relief, variations ludiques et érotiques autour des chaînes de cristal – leur élément signature – chassés-croisés entre soudure, tissage et broderies à même le vêtement façon haute couture. Le plus surprenant, c’est qu’avant même d’être mis en vente dans des boutiques, le label connaissait déjà le succès. “Les acheteurs hésitaient au début, ils pensaient que nos vêtements étaient trop clinquants; ils ne comprenaient pas encore la logique de la marque.” Peu importe, le succès est venu par la célébrité. Et leur identité s’est imposée.Un puzzle de glamour mania et d’énergie star-system où les deux créateurs, Piotrek au design et Beckett pour le business, puisent leur source, dans ce qui ressemblerait à un livre de hard science-fiction. 

© Courtesy of Area

Cinq ans et treize collections Area plus tard, il est question d’une fusion bling et hypnotique entre le vêtement et l’accessoire incarnée dans leur dernier défilé présenté à l’Africa Center de New York (dont une partie des recettes sera reversée à ce musée encore méconnu). Entre projections robotiques hybrides, transgressions joyeuses, allers-retours entre passé et présent, Madame Grès et les costumes de muscles en caoutchouc d’Eiko Ishioka, ces représentations contrastées et stimulantes de l’humain (les collections sont gender fluid) portent haut les couleurs d’une mode inspirante, libre de n’en faire qu’à sa tête, son corps et son humeur. “C’est ambitieux avec un sens de la réalité”, confie Piotrek Panszczyk, 30 ans, Polonais et héritier d’une famille de tailleurs : “Il est crucial que ce que nous construisons représente le monde dans lequel nous vivons dans une version fantastique honnête et non pas blanchie/cisgenre de ce à quoi les gens devraient ressembler.” 

Comme cette figure de party girl cyborg vêtue d’un haut/robe torsadé rembourré et brodé avec des centaines de mètres de chaînes de strass qui ouvrait le défilé automne-hiver, comme si elle débarquait sur la piste d’un club disco futuriste, sorte de Studio 54 sous acide. “Il y a toujours ce jeu entre ce qui est “chic” et ce qui ne l’est pas, nous aimons réévaluer les règles classiques de la mode, de la couture et de l’humanité pour les recontextualiser aujourd’hui”, explique quant à elle Beckett Fogg, Américaine née à Lexington dans le Kentucky. Un subtil équilibre entre bon et mauvais goût, références d’hier ou d’ailleurs, audace d’avant-garde et futurisme réel qui, même s’il reste très pointu, obsède désormais autant les habilleurs de stars que les célébrités – de Michelle Obama à Ariana Grande en passant par l’activiste Indya Moore – la presse, les acheteurs ou les aficionados de mode hype made in New York.

© Courtesy of Area

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