Alexandra Lamy et Philippe Katerine : "On ne peut pas toujours être des parents au top"

Dans Le Test, au cinéma le 29 décembre,  Alexandra Lamy et Philippe Katerine forment un couple paisible au sein d’une famille "parfaite", qu’une découverte va ébranler. Et dans la vie, quels parents sont-ils ?

Vous aviez déjà joué ensemble dans Le Poulain (le film est disponible sur Netflix, ndlr). Comment avez-vous réagi à l’idée de former un couple dans cette nouvelle comédie ?

Alexandra Lamy : Je me suis dit : "Oh mince, encore Philippe ! Décidément, il ne peut pas se passer de moi !"

Philippe Katerine : J’étais en manque, tout engourdi, en sueur la nuit !

En chœur : Sérieusement, on était ravis !

Que pouvez-vous dire de votre partenaire ?

P.K. : Alexandra, c’est un moteur pour une équipe. Elle nous donne de l’élan, c’est quelqu’un d’extrêmement généreux. Elle est tordante aussi, ce qui ne gâche rien ! Et puis, c’est une actrice impressionnante !

A.L. : Oh, c’est adorable ! Voilà, c’est Philippe ! Quelqu’un de profondément gentil. C’est assez rare dans ce milieu et ça fait du bien d’avoir un partenaire à l’écoute. Comme on était confinés à l’hôtel durant le tournage en raison de la pandémie, on a pu mieux se connaître lors de dîners sympas en tête à tête.

Philippe, votre personnage est très effacé. Était-ce difficile de jouer de manière aussi minimaliste ?

P.K. : Je n’avais jamais fait autant de prises ! Chaque fois, on me demandait d’en faire moins. Je pouvais recommencer pour un clignement d’œil de trop ! Mais ça m’a obligé à aller chercher très loin en moi. Dans ma tête, il y a une chorale d’une centaine de personnes et j’ai dû faire le tri. J’ai aussi beaucoup pensé à mon frère aîné pour composer mon personnage. Il lui ressemble physiquement.

Annie, l’héroïne du Test, est femme au foyer. Est-ce un choix de vie que vous auriez pu faire Alexandra ?

A.L. : Mes parents tenaient un magasin tous les deux mais dans les faits, c’était mon père le patron. Pourtant, c’est un couple très amoureux et égalitaire mais il appartient à une génération où ça se passait comme ça. Alors forcément, ma mère nous a élevées, Audrey et moi, dans l’idée de ne jamais dépendre d’un homme, surtout financièrement !

En tant que parents, avez-vous cette crainte de passer à côté de l’essentiel avec vos enfants ?

En chœur : On ne peut pas toujours être au top !

P.K. : Mais il paraît que faire des erreurs en tant que parent, il n’y a pas mieux ! Et puis on est éduqué par ses enfants. Ce n’est pas du tout à sens unique. On apprend beaucoup sur soi-même à leur contact, et c’est ce qui est parfois vertigineux !

Laissez-vous vos enfants faire leurs propres expériences ou êtes-vous tentés de décider à leur place ?

P.K. : On se rend compte assez vite qu’on a tendance à vouloir projeter sur eux nos propres angoisses. C’est terrible ! Donc si on peut éviter ça, si on peut s’en rendre compte au bon moment, c’est déjà énorme ! Des fois, il est trop tard pour faire demi-tour. On fait n’importe quoi parfois ! (Il rit.)

Est-ce difficile de laisser ses enfants prendre leur envol ?

A.L. : En fait, les enfants ne partent jamais vraiment, hein ? Moi j’étais contente que ma fille (Chloé Jouannet, ndlr) découvre la vie par elle-même. Bizarrement, c’était elle qui appréhendait de me laisser seule. Elle aurait été rassurée que je rencontre quelqu’un.

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